«For Honor». Au départ, je ne savais rien du tout sur ce jeu et seul son titre me donnait vaguement l’impression qu’il s’agissait d’un jeu de combat. J’ai aussi cru qu’il s’agissait peut-être d’une nouvelle série à la Call of Duty créé par Activision. Si je ne me suis pas vraiment trompé sur le style du jeu, je fus toutefois bien étonné de découvrir que l’on doit ce jeu à Ubisoft, compagnie dont je n’ai joué à aucun de ses jeux depuis Assassin’s Creed IV : Black Flag. Mes attentes furent tout de suite très élevées. Sont-elles maintenant comblées?

For Honor est développé et édité par Ubisoft Montréal

Date de parution : 14 février 2017
Style : Action, Combat
Plateforme : Playstation 4, Xbox One, PC (testé sur Playstation 4)
Mode de jeu disponible : Mode solo et multijoeur
Classement ESRB : M (Mature, 18 ans et +)
Langue d’exploitation : Anglais, français

Une histoire de territoire

Dès le départ, le jeu nous invite à choisir de devenir un guerrier issu de trois factions, Chevaliers, Vikings et Samouraïs, qui détiennent chacun leur force et leur faiblesse. Ces derniers se battent entre eux pour une question de territoire. Le tout lors de combats et les duels sont prédominants. Chacune d’entre elles possède aussi quatre classes différentes qui se distinguent par des combattants aux techniques de combats différentes. C’est à la troisième personne que nous contrôlons notre personnage, parfois homme ou femme, dans un style de combat violent et sanglant où chaque baisse de garde peut être fatale pour nous ou pour l’ennemi.

Une jouabilité complexe, mais voulue

Je suis un joueur de jeux vidéo depuis plusieurs décennies. Pour autant, je ne me considère pas comme un bon joueur. Dans le sens que je ne serai jamais l’un de ces joueurs qui participent à des compétitions de e-sports. Et ce n’est «For Honor» qui va changer ma situation.

Si le mode histoire n’est pas tant intéressant, il amène tout de même la possibilité de découvrir tous les types de jouabilités en nous faisant changer de faction et de classe selon le chapitre. Le tout est essentiel afin de bien se préparer au mode multijoueur qui est clairement le monde principal du jeu.

Même si je commence à peine à m’habituer à cette jouabilité, je dois dire qu’il s’agit de la plus compliquée que j’ai pu rencontrer jusqu’à maintenant. Une grande majorité des jeux utilisent les boutons réguliers pour les actions principales, et les boutons L1/L2 et R1/R2 sont utilisés plus occasionnellement. Dans ce cas-ci, la complexité n’est pas tant de devoir utiliser les boutons R1/R2 de manière plus régulière, mais de devoir utiliser le stick analogique droit en même temps que ces derniers.

Le tout est utilisé pour toute attaque pour chacune des factions. Chaque coup peut être dirigé vers l’ennemi à trois endroits précis que l’on peut choisir avec le stick analogique droit. Une fois choisie, c’est là que l’on doit peser sur R1 qui fera une attaque rapide, mais faible ou R2 qui fera une attaque puissante, mais plus lente à exécuter. Ça paraît simple à dire, mais lors d’un combat, on doit aussi se défendre des ennemis. Par chance on peut savoir quel sera son mouvement par un cercle en bas de ce dernier ou tout simplement par l’analyse de ces bras. Pour contrer, on doit donc peser R1 ou R2 et placer le stick analogique droit dans la même direction que l’ennemi frappera. Si nous étions déjà en train de faire une attaque puissante, l’on perd donc le temps de réagir rapidement à se défendre et l’on peut se faire frapper. J’ai commencé à m’habituer à cette façon de faire. Ce ne fut pas le cas de mes premières heures dans le mode histoire qui furent plutôt mortelles même si les explications du jeu et les essais furent concluants. Si l’on finit par apprendre des mouvements pour contrer ou éviter des coups, j’ai eu bien du mal à assimiler le tout rapidement.

Dans ces niveaux, l’on retrouve divers carrés blancs représentant des options fortes utiles au joueur. D’augmenter sa résistance à appeler un groupe pour obtenir de l’aide, même si l’on n’utilise pas tout ce que l’on récolte, il arrive de découvrir leur utilité par les ennemis qui peuvent aussi s’en servir contre nous. C’est ainsi que j’ai découvert que les bombes fumigènes empêchent de voir le cercle qui indique le mouvement de l’ennemi en plus de cacher sa barre de santé. Même si cela ne me sert pas vraiment en mode histoire, le découvrir pour le mode multijoueur est fort utile. Il y a aussi des vases que l’on peut détruire afin d’y retrouver de l’acier. Je n’ai malheureusement pas vraiment trouvé quand m’en servir. Peut-être lors d’achat en mode multijoueur ? Bref, puisqu’il est permis de recommencer les niveaux terminés afin d’avoir encore plus d’expérience, il est donc possible de trouver tous les vases en plus d’endroits qui déclenchent une voix racontant des anecdotes diverses.

J’ai voulu sauter et essayer d’escalader des endroits mais sans succès. J’ai même couru en direction de billots de bois en pensant que mon personnage sauterait dessus aussi gracieusement que dans la série Assassin’s Creed. Avec tout l’armure qu’il a sur le dos, je me surprends d’y avoir pensé. Cela doit peser une tonne !

Un multijoueur qui prend tout son sens sur le long terme

Je vais être franc, je ne suis pas fanatique des modes multijoueurs. J’aime beaucoup mieux jouer à un jeu seul sans me sentir constamment en compétition avec d’autres. De plus, certains jeux demandent une implication régulière afin de devoir évoluer pour gagner, chose dont je n’ai clairement pas le temps pour. C’est quand même dommage, car je considère «For Honor» dans cette catégorie et je trouve qu’il mérite énormément d’y accorder du temps. Son graphisme à couper le souffle, l’absence de bogues (ça a changé depuis Assassin’s Creed IV : Black Flag…WOW !), et surtout la sensation de réussite à chaque duel, sont des éléments qui m’intéressent assez pour croire que le mode multijoueur en vaut la peine.

Ce dernier propose cinq campagnes dont certaines semblent plus populaires que les autres. Je n’ai pas pu faire deux d’entre elles faute de joueurs en ligne?!? Lorsque je parle de temps à investir dans la campagne multijoueur est que chaque partie a une influence sur votre faction à long terme. S’étalant sur des jours, le résultat de chaque combat des joueurs peut donc changer jusqu’à la date de fin. Ces mêmes réussites ou défaites ont aussi une influence sur les autres compétitions. J’ai aimé avoir la possibilité de faire l’une de ces campagnes accompagné de d’autres joueurs faisant parti de mon équipe et de pouvoir choisir de me battre contre l’ordinateur. N’étant pas du tout compétitif, j’ai donc plus aimé travailler en équipe que de devoir faire des combats un contre un, avec un vrai joueur.

Même s’il est possible de faire des parties rapides sans se soucier de cet aspect, je trouve que de ne pas s’impliquer davantage dans cette compétition est presque du gaspillage. Malgré que le mode histoire donne quelques heures de jeu intéressantes et permet de découvrir ce que «For Honor» permet d’offrir, ne pas profiter du mode multijoueur est sans nul doute à éviter.

Impressions générales

Je suis particulièrement surpris de cette nouveauté d’Ubisoft. Très réussi niveau graphique, et n’ayant rencontré aucun bogue, je dois dire que même si je suis encore mal à l’aise avec la jouabilité, je suis tombé sous le charme de ce dernier. Je préfèrerais tout de même un jeu à un joueur avec une histoire un peu plus élaborée avec ce style de jouabilité. Il n’en reste que je trouve que «For Honor» est un incontournable et que c’est tout à l’honneur d’Ubisoft.

+ Superbe graphisme
+ Un mode multijoueur assez complet pour tous les goûts

– Le mode histoire aurait pu être un plus peaufiné

ÉVALUATION GLOBALE

Expérience de jeu : 3/5
Graphisme : 5/5
Son : 5/5
Durée d’intérêt/Rejouabilité : 5/5

Note globale : 4,5/5 ( 90%)

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