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On trouve facilement des haut-parleurs Bluetooth aujourd’hui, mais ils n’ont pas toujours la qualité qu’on voudrait. Plus on réduit la taille, plus la qualité du son peut souffrir. Le modèle SRS-XB3 de Sony est assez petit pour l’emporter partout, mais assez puissant pour divertir tout le groupe. Il résiste à l’eau et peut être synchronisé avec un autre haut-parleur, ce qui est très intéressant.

Mais il serait logique de l’évaluer en comparaison avec d’autres haut-parleurs Bluetooth de taille semblable. Les lois de la physique et le fonctionnement d’un haut-parleur limitent le volume possible pour un appareil aussi petit. Toutefois, la technologie a évolué au point où certains d’entre eux ont un son tout à fait dynamique, malgré leur taille. C’est ce que j’ai conclu après quelques semaines passées avec le SRS-XB3.

Caractéristiques et installation

q1.jpgLe haut-parleur lui-même a une apparence assez typique des petits appareils Bluetooth du genre, soit un cadre rectangulaire avec une grille à l’avant, qui cache deux transducteurs de 1,9 po. Il a une surface caoutchouteuse pour ne pas vous glisser des mains pendant le transport, et tous les boutons sont sur le dessus (alimentation, haut-parleur téléphone mains libres, Bluetooth, volume, Extra Bass et Add). Il comporte une étiquette CCP au milieu pour s’apparier rapidement avec les téléphones et tablettes compatibles.

À l’arrière, on trouve un haut-parleur de graves et un compartiment qui cache la prise de courant, une entrée 3,5 mm auxiliaire, le bouton de réinitialisation et un port USB pour recharger un appareil mobile à partir de la batterie du haut-parleur.

Sa cote IPX5 indique qu’il est résistant à l’eau, sans être étanche. Il peut donc résister aux éclaboussures, mais ne plongez pas dans la piscine avec lui. De plus, s’il est aspergé d’eau de mer, rincez-le immédiatement à l’eau douce, sinon le sel et le sable pourraient s’y infiltrer.

L’autonomie est très variable, selon l’utilisation. Lire de la musique avec un câble auxiliaire prend moins d’énergie que diffuser par Bluetooth, mais ce qui tue vraiment la batterie, c’est le volume. Plus on augmente le son, plus la batterie meurt vite. Sony affirme qu’il peut jouer pendant 24 heures, mais c’est sûrement à 50 % de volume. Si vous le montez plus que ça, la durée peut diminuer de moitié, ou plus. L’appareil s’éteint automatiquement après une période d’inactivité, ce qui protège sa batterie.

Puissance

q2.jpgMalgré tout, pour un petit haut-parleur, le SRS-XB3 peut vraiment cracher. Il produit du son vraiment très fort au volume maximum. J’ai trouvé impressionnant combien le son était équilibré. Les fabricants ont souvent tendance à exagérer un extrême ou l’autre du spectre des fréquences, produisant un haut-parleur qui a trop de graves, ou un son de boîte de conserve par manque de graves.

Le SRS-XB3 se positionne au milieu, pour produire de la musique sans trop ni trop peu de graves. Cet équilibre est avantageux pour plusieurs styles de musique. J’ai trouvé que l’équilibre des graves était suffisant même pour la musique hip-hop ou house, mais les amateurs du genre vont sûrement préférer appuyer sur le bouton Extra Bass. Pour ma part, j’aime mieux l’éviter.

Même à l’autre extrême, les notes aiguës et moyennes n’étaient pas perçantes. Les paroles étaient riches, et les instruments aussi. Les tons et nuances subtils ne sont pas si faciles à distinguer avec un petit haut-parleur, et on s’y attend, mais je trouve qu’il offre une bonne profondeur.

L’absence de distorsion à volume élevé était une très bonne surprise. La plupart des haut-parleurs, après un certain niveau de son, ont beaucoup de distorsion, et le son perd sa fidélité. Ce n’est pas le cas ici, mais on en perçoit vaguement au volume maximal. On l’entend moins quand on s’éloigne de l’appareil, par contre.

Je dois mentionner que les appels téléphoniques sont décevants. Le son de mon interlocuteur était bon, mais il m’entendait mal, à moins que je colle mon visage sur le micro. Sinon, il m’a dit que ma voix était lointaine, même si j’étais quand même près de l’appareil.

Synchronisation de deux haut-parleurs

C’est une fonction intéressante, bien que pas nouvelle, et puis comme il était assez impressionnant à lui seul, j’ai voulu voir si le SRS-XB3 était encore mieux en duo.

Le processus aurait pu être un peu plus simple, mais voici en quoi il consiste : d’abord connecter le premier haut-parleur à son téléphone, comme d’habitude. Puis allumer le second haut-parleur. Appuyer ensuite sur le bouton Add du premier appareil, puis sur celui du deuxième, et après quelques clignotements, chaque haut-parleur allume un témoin qui indique gauche ou droite. On obtient donc une paire de haut-parleurs qui rendent chacun le son d’un canal stéréo. Ma description donne l’impression d’un processus facile, mais en pratique, ça l’était beaucoup moins.

q3.jpgTout de même, cette fonction donne plusieurs avantages. D’abord, j’ai pu baisser le volume, ce qui économise la batterie, et deuxièmement, la qualité audio était encore meilleure. J’ai pu facilement remplir toute ma cour arrière, où il y avait de 20 à 30 personnes, de musique avec seulement ces deux petits haut-parleurs, en montant le volume.

On peut aussi copier les deux haut-parleurs, c’est-à-dire les rendre indépendants pour qu’ils jouent la même bande sonore, pour les éloigner et couvrir un espace plus grand.

Impressions générales

J’ai trouvé que le SRS-XB3 est impressionnant, et je n’hésiterais pas à m’en procurer un si j’avais besoin d’un haut-parleur Bluetooth qui fonctionne à l’extérieur sans soucis. Sa fidélité audio est superbe, et sa résistance à l’eau donne une paix d’esprit que les autres modèles du genre ne permettent pas. Il n’est pas obligatoire d’en avoir deux et de former une paire stéréo, car il est suffisant pour une petite fête ou pour votre musique personnelle.

Le SRS-XB3 de Sony est en vente maintenant, offert en noir, bleu et rouge.

Ted Kritsonis
Je suis chanceux d’occuper un emploi génial qui me permet de suivre et de rapporter les activités d’une des industries les plus excitantes au monde. J’ai eu l’occasion d’écrire sur les technologies pour de nombreuses publications, dont The Globe and Mail, Yahoo! Canada, CBC.ca, Canoe, Digital Trends, MobileSyrup, G4 Tech, PC World, Faze et AppStorm. J’ai aussi fait des apparitions à la télé en tant qu’expert des technologies pour Global, CTV et The Shopping Channel.