wolf3.jpgCeux qui ont mon âge se souviendront assurément de Castle Wolfenstein. Le jeu original de 1981 a été pour moi une découverte dans le domaine du jeu. J’étais jeune, mais je me souviens d’avoir apprécié ce titre qui était, dans ma tête de jeune garçon, un jeu de « cowboys et d’Indiens ». C’est toutefois Wolfenstein 3D qui a  révolutionné mon amour du jeu vidéo. Aussi loin que je me souviens, je crois que ce fut mon premier jeu de tir à la première personne. J’ai des souvenirs incroyables de ce titre. J’ai donc été enchanté de constater que MachineGames allait produire une suite à ce superbe titre. J’y ai joué. Qu’est-ce que j’en ai pensé ? Suivez-moi pour en savoir un peu plus !

Wolfenstein: The New Order (PlayStation 4 / PlayStation 3 / Xbox One / Xbox 360 / PC) se veut être une continuité de l’idée première du titre, soit le combat contre les nazis. Le protagoniste principal du titre, « B.J. »  Blazkowicz – oui, oui ! Le même qui botte le cul d’Hitler depuis les années 1990 – arrive dans un scénario où les États-Unis ont dû capituler contre le régime nazi. Ainsi, le protagoniste se « réveille » dans un monde où le régime dictatorial a mis la main sur le monde libre – je ne vous en dis pas trop long sur la prémisse du jeu, car je ne veux pas gâcher la surprise. On reprend donc la thématique, mais avec une nouvelle dynamique de scénario. Le jeu pose en effet cette question : et si les nazis avaient gagné ? Ha oui ! Les nazis sont non seulement les maîtres du monde, mais en plus ils ont des robots !!

Bon, d’emblée le scénario n’est assurément pas un candidat pour une victoire aux oscars. C’est du réchauffé et ce n’est définitivement pas quelque chose qui est intellectuellement stimulant. Cependant, pour le type de jeu auquel on fait face, ça fonctionne très bien. De plus, la dystopie proposée est intéressante et a le matériel nécessaire pour être amusante.

Pour apprécier pleinement ce jeu, il faut vraiment se mettre dans la bonne ambiance. C’est ce que j’appelle un « no brainer ». C’est l’équivalent d’un film de pur divertissement offert par Hollywood. On va tirer des centaines de nazis, et il ne faut véritablement se poser plus de questions. Si vous n’appréhendez pas ce titre de cette façon et que vous espérez une histoire complexe à la Mass Effect, vous serez nécessairement déçu.

Graphismes

Comme j’ai joué le titre sur la PlayStation 4, je dois dire que j’ai été satisfait des graphismes. Le tout est beau et est immersif. Je ne crois toutefois pas que ce titre restera dans les anales du jeu vidéo comme étant un chef-d’œuvre. Les graphismes rendent bien le jeu, mais ne sont pas non plus révolutionnaires. Ce n’est pas laid, mais ce n’est pas non plus un Child of Light. Je dois toutefois avouer qu’il y a quelque chose de grandement satisfaisant à faire exploser des nazis, et les graphismes exagérés rendent bien cette satisfaction.

Des combats efficaces, une jouabilité d’arcade

wolf1.jpgLa jouabilité de combat, le centre du jeu, est efficace. On a le système d’armes multiples qui est d’ailleurs une force du titre. Blazkowicz a la possibilité d’avoir deux armes en même temps, et ce, peu importe le type. C’est vraiment drôle d’avoir la possibilité de se promener avec deux mitraillettes en même temps pour buter du nazi.

Il est aussi possible de faire les missions de différentes manières. Ainsi, si vous êtes plus du genre « Rambo », rentrer dans le tas avec votre mitraillette sera pour vous tout naturel. Si vous êtes plus furtif, le jeu vous permet également cette approche. Finalement, si vous êtes comme moi et que vous aimez tout faire exploser à la « Die Hard », vous serez content d’apprendre que vous pouvez prendre l’approche du démolisseur. Bref, le titre devrait répondre à l’ensemble des types de joueurs s’adonnant aux jeux de tirs à la première personne.

Malgré ces différents types de jouabilités, il faut garder à l’esprit que le titre présente essentiellement une jouabilité de type « arcade ». C’est donc plutôt rapide, et on est loin d’une simulation. Par contre, les défis proposés sont intéressants, voire comiques – faire exploser un nombre « x » de nazis par exemple.

Les cartes ont aussi l’avantage d’être suffisamment complexes, sans néanmoins être des labyrinthes. Elles sont aussi bien balancées, dans le sens qu’elles offrent à la fois des corridors sombres, et des environnements extérieurs. À ce chapitre, les développeurs ont fait un bel effort pour varier le tout.

Un rythme inégal et un peu court

Cependant, si le jeu a rythme efficace, il tend à se ralentir lui-même. Alors que l’on détruit des adversaires en quantité industrielle, les objets qu’ils font tomber doivent être ramassés presque tous « manuellement » – il faut se placer dessus et accepter de prendre l’objet. Ça devient rapidement lassant, et on se demande pourquoi les développeurs on fait ce choix qui, au final, n’est pas important dans la mécanique globale du jeu.

Si vous faites vraiment tous les aspects du jeu, vous aurez une campagne d’environ 10 ou 12 heures. Ce n’est pas très long, et c’est d’autant plus dommage que le titre n’offre pas véritablement d’intérêt à le rejouer. Recommencer la campagne n’offre pas vraiment quelque chose de nouveau. Or, comme le titre n’offre pas de multijoueur, on est laissé avec la campagne comme seul exutoire.

En définitive, Wolfenstein: The New Order est un bon titre. L’amateur de jeux de tir à la première personne en retirera assurément du plaisir. On s’entend, ça ne révolutionne pas le genre non plus. En même temps, ce n’est pas ce que l’on veut nécessairement d’un jeu qui cherche essentiellement à remixer une icône du jeu vidéo. En ce sens, certains d’entre vous y verront un bon achat.

On aime :

  • La possibilité de faire le jeu de manière plus furtive, ou en démolissant tout !
  • Les défis proposés.
  • L’action débridée.

On aime moins :

  • Le scénario un peu niais.
  • Jeu plutôt court.
  • Peu d’intérêt à recommencer le jeu et pas de multijoueur. 

Note globale : 4/5.

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Benoit "Ben the Man" Gagnon est né nu et sans défense jusqu'au moment où il a découvert les jeux vidéo et la technologie. À ce moment, il s'est mis à découvrir un monde rempli de promesses et de découvertes. Depuis, il s'est intéressé aux jeux vidéo, aux technologies émergentes, à l'industrie technologique et à la sécurité.

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