Est-il possible de manipuler le temps ? Pourrons-nous un jour retourner dans le passé afin de prévenir une tragédie ? La question des voyages dans le temps et leur potentiel impact sur nos vies a toujours fasciné l’imagination des gens. Ainsi, plusieurs œuvres que ce soit au niveau cinématographique, littéraire et aussi bien sûr du côté des jeux vidéo ont tenté différents scénarios fictifs dans lesquels ce phénomène était mis de l’avant. C’est aussi l’approche prise par Microsoft et Remedy pour Quantum Break, un titre sur lequel la compagnie américaine mise beaucoup cette année afin de générer des ventes pour leur console. Peut-on dire que c’est mission accomplie ?

En résumé

Quantum Break nous plonge dans la peau de Jack Joyce alors qu’il est de retour dans la ville où il a grandi après plusieurs années à l’étranger. C’est à la demande de son ami Paul Serene qui avait grandement besoin de son aide qu’il est en sol américain et c’est sur le campus de l’université Riverport que les deux se retrouvent. On apprend dès lors que Paul travaille pour une grande compagnie nommée Monarch Solutions sur un important projet. Il lui explique qu’une des têtes pensantes derrière le projet scientifique est William, le frère de Jack, et il aimerait bien que notre protagoniste convainque son frère de suivre sa vision de l’expérience. Sur les lieux, Paul décide de tester lui-même l’expérience qui s’avère être une machine à voyager dans le temps. Malheureusement, un incident vient complètement bouleverser la vie des deux hommes.

Quantum Break est développé par Remedy Entertainment et publié par Microsoft

Date de sortie : 5 avril 2016

Plateforme : Xbox One

Classement ESRB : M pour Mature (17 ans et +)

Langue d’exploitation : Jeu disponible en français et en anglais

Sam Lake et son équipe chez Remedy Entertainment nous ont réservé une autre œuvre tout aussi particulière que leurs précédentes (Alan Wake & Max Payne). En fait, ils ont réduit la ligne qui démarque les jeux vidéo des films et séries TV en concoctant un beau petit mélange. Le deux se déroule en cinq actes séparés en trois segments. Premièrement, il y a une partie qui est plutôt axée sur la jouabilité qui se déroule comme un jeu de tir à la troisième personne avec quelques scènes de cinématiques ici et là. Suite à cette séquence, le jeu enchaîne sur un point de jonction où le joueur se retrouve devant deux choix qui auront une incidence sur la suite du déroulement de l’histoire. Enfin, la troisième partie présente une séquence entièrement filmée d’environ 15 à 30 minutes. J’ai bien aimé avoir cette pause de jeu de plusieurs minutes surtout que ça fait avancer l’action assez rapidement et que ça nous permet d’en apprendre plus sur les personnages secondaires. Par contre, cette approche ne plaira pas à tout le monde.

Une distribution de feu

En plus, plusieurs acteurs assez connus et populaires avec la communauté geek ont été mis de l’avant. Leurs visages et leurs expressions ont été captés pour être transmis dans le jeu et on les retrouve aussi dans les séquences filmées ce qui ajoute beaucoup de crédibilité au scénario. D’abord, il y a Shawn Ashmore (X-Men) qui joue Jack Joyce, Aidan Gillen (Game of Thrones) qui incarne Paul Serene, Dominic Monaghan (Lord of the Rings) est l’acteur qui fait William Joyce et Lance Reddick (The Wire) qui prend le rôle de Martin Hatch pour ne nommer qu’eux. Je pense que chacun d’eux est dans la bonne chaise au niveau de la personnalité des personnages. J’ai beaucoup aimé suivre chacun d’entre eux et les voir tirer leur épingle du jeu.

Mais que vaut vraiment le scénario ? Ce que j’ai particulièrement aimé c’est l’approche qui a été présentée pour expliquer le phénomène du voyage dans le temps. Je ne veux pas en dire plus afin de ne pas vous gâcher l’histoire, mais disons simplement qu’aucun détail n’a été laissé au hasard. Tranquillement, une grande partie des questions que le jeu vous lance au début seront répondues à force de progresser dans l’aventure. Les pièces du casse-tête vont se placer et tout va avoir bien du sens. De cette manière, on peut dire que le scénario a bien été conçu. Qui plus est, il faut préciser que les choix faits lors des points de jonction vont influer sur le scénario de manière non négligeable ce qui donne une belle excuse pour revisiter l’ensemble du jeu. Croyez-moi, ça vaut amplement la peine.

À la recherche de tous les secrets

Ce qui m’a le plus surpris par rapport aux éléments narratifs, c’est que j’ai beaucoup aimé charger tous les éléments complémentaires à l’histoire qu’il faut chercher à droite et à gauche dans chaque tableau. Dans la grande majorité des cas, il s’agit d’échange de courriel entre différents personnages qui vont vous permettre d’en comprendre davantage sur le scénario. Même si c’était parfois un peu long à lire, il y avait beaucoup de détails importants de l’histoire qui s’y retrouvaient. Ça vaut assurément la peine de les trouver pour en apprendre encore un peu plus sur l’univers de Quantum Break.

Ensuite, toujours du côté des éléments collectionnables, il y a aussi des faisceaux de lumières nommés « Chronum Particles » qui vont amplifier les pouvoirs de Jack. Sans réussir à les trouver à 100%, j’ai eu du plaisir à résoudre les casse-têtes qui me menaient à la découverte d’une nouvelle particule. Ensemble, ce sont ces éléments secrets qui vous permettront de prolonger la durée de vie de quelques heures. Il y a même quelques éléments que vous trouverez et qui viendront modifier les séquences de scènes filmées.

Une jouabilité pas tout à fait parfaite

Ce qui m’amène à parler de la jouabilité. Quantum Break est principalement un jeu de tir à la troisième personne. Sans être particulièrement exceptionnel au niveau de la prise en main, le jeu réussit à tirer son épingle grâce à ses mécaniques. En effet, suite à l’incident de l’introduction, Jack Joyce peut manipuler plusieurs aspects du temps. Par exemple, il peut ralentir le temps, il peut envoyer des boules d’énergie qui vont ralentir les ennemis ou encore il peut se créer une barrière qui va complètement annuler l’effet des balles sur lui. L’ensemble de ces éléments rendent donc le joueur un petit peu trop puissant pour ces ennemis. À travers l’aventure, vous n’aurez probablement aucune difficulté à passer à travers les ennemis, malgré l’intelligence artificielle des ennemis assez allumée. Bref, dans l’ensemble, c’est satisfaisant d’avoir les pouvoirs de Jack Joyce, mais la jouabilité n’est pas parfaite et on se trouve souvent trop puissant pour les adversaires au point que ça semble un peu déséquilibrer. Ils n’ont aucune chance contre nous.

Pour le visuel, le jeu a reçu beaucoup de critiques avant même sa parution par les internautes à cause de la résolution qui était à 720p au lieu de 1080p. Pourtant, la réalité est que rien n’y paraît vraiment. Tout de suite, on reconnaît les acteurs qui jouent chaque personnage et leurs expressions faciales. Il y a aussi énormément de détails dans les décors. De plus, malgré la prise en main moyenne, la fluidité du jeu est indéniable. Du côté de la trame sonore, j’ai toujours particulièrement aimé la musique choisie pour marquer la fin d’un acte. Elle est entraînante et toujours parfaite pour me mettre dans l’ambiance afin de me donner encore plus le goût de poursuivre mon aventure le plus rapidement possible.

Une nouvelle franchise prometteuse

Pour conclure sur Quantum Break, on ne peut pas nier que le studio Remedy Entertainment a fait de l’excellent boulot. Du début à la fin, l’ensemble du scénario se tient très bien, malgré la difficulté que peut poser parfois le fait d’expliquer les voyages dans le temps. Dominic Monaghan, Shawn Ashmore et Lance Reddick ont fait du sacré bon boulot pour rendre le tout plus intéressant et on peut en dire autant des développeurs qui ont réussi à les transposer dans le jeu. Enfin, même si la jouabilité n’est pas parfaite, on ne peut pas nier que dans l’ensemble il s’agit d’un excellent titre et d’une belle réussite pour le lancement de cette nouvelle franchise. J’ai bien hâte d’en connaître la suite puisque j’ai dévoré cette aventure du début à la fin.

Les Plus:

+ Une distribution solide

+ Un scénario captivant

+ La création d’un nouveau genre

+ Des séquences vidéos superbes

+ Un beau visuel

Les Moins:

– Des ennemis un peu trop faibles

– Une jouabilité moyenne

Verdict

  • Jouabilité: 3/5
  • Visuel: 4,5/5
  • Audio: 4/5
  • Durée de vie potentielle: 4,5/5

Note générale: 4/5

Pour commander Quantum Break

Anthony Gravel
Même si sa passion principale est les jeux vidéo, Anthony est passionné par tout ce qui touche la technologie. Vous pouvez le lire sur L'Épée Légendaire/ où il est rédacteur en chef en plus d'écrire sur ce blogue depuis 2012.