C’est en 2013 que j’ai découvert le studio montréalais Compulsion Games par l’entremise de leur excellent jeu d’aventure Contrast. Le jeu, qui comptait parmi les quelques titres offerts au lancement de la PlayStation 4, a, depuis, conquis les joueurs et la presse du monde entier ; pas mal pour un premier opus. Cinq ans plus tard, l’entreprise fondée par Guillaume Provost, un ancien d’Arkane Studios (Dishonored, Prey), nous offre We Happy Few. Le titre n’a pas grand-chose à voir avec Contrast, mais on reconnait bien là la patte du développeur.

Je ne vous cacherais pas que j’attendais avec impatience We Happy Few. Et je n’étais pas seul. Des centaines de joueurs ayant investi dans le titre via la plateforme de socio-financement Kickstarter (le titre est parvenu à amasser 266 133 dollars américains, alors que son objectif initial était de 200 000 dollars américains) avaient hâte de savoir si leur investissement en valait la peine.

Détails du jeu

  • Plateformes : Xbox One et PlayStation 4
  • Date de sortie : 10 août 2018
  • Développeur : Compulsion Games
  • Éditeur : Gearbox Publishing
  • Genre: Action-aventure
  • Mode : Un joueur
  • Classement ERSB : M – Mature (17 ans et plus)
  • Langue d’exploitation : Anglais avec sous-titres en français

Bienvenue en 1964…

We Happy Few se déroule en 1964 dans la ville britannique fictive de Wellington Wells. La Grande-Bretagne, comme le reste des alliés, a perdu la Deuxième Guerre mondiale. Les Nazis ont toutefois décidé de quitter le pays. On ne sait pas trop pourquoi. Tout ce qu’on sait, c’est qu’ils ont amené tous les enfants britanniques. En fait, la plupart des habitants de Wellington Wells n’ont aucun souvenir de leur passé et de l’histoire de leur pays. La plupart sont dépendants d’une drogue appelée « Joy ». Cette drogue a comme effet de rendre heureux, mais a aussi de terribles effets secondaires, comme la démence.

Vous vous appelez Arthur Hastings. Vous travaillez au Département des archives, de l’impression et du recyclage qui est ni plus ni moins un bureau de la censure. Comme vos compatriotes, vous prenez votre dose quotidienne de « Joy ». De toute façon, vous n’avez pas trop le choix : quiconque refuse de prendre cette drogue se voit expulser de la ville.

Puis, un beau jour, votre esprit commence à se rebeller. Vous réalisez que la « Joy » est du poison pour vous. Vous décidez alors de quitter Wellington Wells. En revanche, ce sera plus facile à dire qu’à faire… We Happy Few permet également d’incarner deux autres personnages (qu’on rencontre alors qu’on interprète Arthur) : l’énigmatique chimiste Sally Boyle et l’ancien soldat de l’armée britannique un peu timbré Ollie Starkey.

Un bon mélange de différents genres

We Happy Few puise ses mécaniques dans plusieurs autres titres AAA. Il y a bien sûr Dishonored, mais on reconnait aussi un peu de BioShock et de Fallout. Par contre, les phases de combat occupent peu de place dans ce jeu jouable à la première personne. Pour réussir à accomplir nos différentes missions, il faudra plutôt se dissimuler et éviter d’être repéré.

À ce propos, vos vêtements jouent un rôle primordial. Pour ne pas être repéré par les autres habitants de la ville ou les nombreuses forces de l’ordre, vous devrez porter des vêtements propres. Au contraire, à la campagne, là où vivent les exclus, vous devrez porter des haillons. Ces vêtements peuvent être achetés ou confectionnés à partir d’éléments que vous trouvez sur les autres personnages, dans les coffres ou les meubles. Malheureusement, il n’y a pas beaucoup de commerces et il peut parfois être assez difficile de trouver tous les matériaux nécessaires pour confectionner tel ou tel vêtement.

Pour ajouter une dose de difficulté, vous devez tenir compte de plusieurs barres, comme la barre de vie, la barre de soif, la barre de faim et la barre de sommeil. Si l’une de ces barres est dans le rouge, votre personnage devient moins performant. Il est assez facile de trouver de quoi à boire ou à manger. C’est toutefois un peu plus difficile pour la barre de sommeil ; il y a peu de lits de disponibles. Certes, vous avez une base secrète (vous en débloquerez d’autres durant votre aventure), mais étant donné que les déplacements automatiques sont restreint, il est souvent plus simple de dormir dans le lit d’un autre citoyen (en ayant pris la peine de d’abord l’éliminer). Enfin, pour régénérer sa barre de vie, il faut confectionner des bandages et autres potions. Encore une fois, les ingrédients se font rares, si bien qu’on peut passer une bonne partie de l’aventure avec une barre de vie dans le rouge en priant pour ne pas rencontrer d’ennemis.

Bref, si vous vous attendiez à un jeu orienté sur le combat et l’action, vous serez déçu. Il est certes possible de se battre (la plupart des combats se font à main nue ou avec des objets insolites, comme des poêles à frire), mais il est souvent plus logique d’éviter les combats. We Happy Few est d’abord et avant tout un jeu de survie.

Un univers visuel incroyable

La plus grande force de We Happy Few est son univers visuel. La campagne anglaise est merveilleusement recréée. Cependant, c’est surtout sa ville qui impressionne. Même si beaucoup de PNJ se ressemblent, on aime s’y balader… à condition que ce soit le jour. La nuit, c’est presque impossible d’y aller, car il y a un couvre-feu et chaque coin de rue est surveillé par un constable. Si vous tombez sur l’un d’eux, vous n’aurez d’autres choix que de fuir…

Les quelques environnements intérieurs que nous croisons dans notre quête valent également le détour. Ils mélangent habilement la mode des années 60 et des technologies plus futuristes. Et que dire des personnages qui nous émerveillent avec leur masque blanc autant qu’ils nous effraient!

Quelques bogues

Malheureusement, We Happy Few comporte un certain nombre de bogues nuisant légèrement à notre expérience. Il s’agit principalement de bogues de traduction et de bogues de collision. Dans une mission, j’ai même dû charger une autre sauvegarde, car le « boss » boguait. Une mise à jour devrait rapidement, on l’espère, venir à bout de ces bogues.

Mon verdict de We Happy Few

We Happy Few est probablement l’un des jeux les plus originaux de la rentrée. Avec son univers excentrique, ses personnages attachants, sa jouabilité novatrice et ses graphismes chatoyants, le titre de Compulsion Games plaira aux joueurs qui veulent vivre une expérience différente. Par contre, les bogues et le niveau de difficulté parfois un peu trop corsé viennent à l’occasion gâcher notre partie. Dans tous les cas, j’ai déjà hâte de voir la prochaine production du studio montréalais, d’autant plus qu’il vient d’être acheté par Microsoft. Ça promet!

+ Un univers incroyable
+ Des environnements originaux
+ Une tonne de matériaux à ramasser et d’objets à construire
+ Un grand nombre de mécaniques de jeu…

– …mais qui aurait eu besoin d’un peu plus de peaufinage
– Plusieurs bogues

Note globale

Jouabilité : 3,5/5
Graphisme : 4/5
Son : 3,5/5
Rejouabilité : 3/5

Évaluation globale : 3,5/5 (70 %)

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Philippe Michaud
Blogueur pour Branche-Toi depuis sa fondation, Philippe Michaud a toujours été un passionné des technologies. Il adore tester toutes sortes de produits et partager ses découvertes. Au fil des années, il a collaboré pour plusieurs médias dont Québec Micro, Branchez-Vous! et MSN Techno. Il a également été recherchiste pour une émission à ZTÉLÉ.

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