L’illustration de couverture de The Blood of the Dawnwalker montrant un personnage tenant une épée entre une scène de nuit et une scène de jour

The Blood of Dawnwalker s’attaque immédiatement à un territoire familier de fantaisie sombre. Cependant, son approche ambitieuse du vampirisme lui confère une identité qui lui est propre. Le premier jeu de rôle du développeur Rebel Wolves vous met dans la peau de Coen, un jeune homme pris entre deux existences : humain le jour et vampire la nuit. Plus qu’un simple élément narratif, cette dualité influence votre façon d’explorer, de combattre, d’aborder les quêtes et de façonner le destin de ceux qui vous entourent.

Mes attentes étaient particulièrement élevées compte tenu du pedigree de Rebel Wolves. Le studio a été fondé par d’anciens développeurs de CD Projekt Red. On parle donc de vétérans de The Witcher 3: Wild Hunt, l’un de mes jeux de rôle préférés de tous les temps. Après avoir passé des dizaines d’heures à explorer Vale Sangora, j’ai découvert une aventure ambitieuse définie par une excellente écriture, des choix difficiles et des conséquences pouvant se répercuter bien au-delà du moment où vous les faites.

Toutes les idées ne fonctionnent pas parfaitement, et certaines frustrations mécaniques nuisent parfois à l’élan du jeu. Pourtant, lorsque l’histoire, la liberté et les systèmes liés au vampirisme se rejoignent, The Blood of Dawnwalker offre quelque chose de véritablement captivant. Aventurons-nous dans les ombres de Vale Sangora pour voir si le premier titre de Rebel Wolves a suffisamment de mordant pour rivaliser avec les meilleurs du genre.

L’illustration de couverture de la version PS5 du jeu vidéo The Blood of the Dawnwalker

Détails de The Blood of Dawnwalker

Plateformes : PlayStation 5, Xbox Series X|S, PC.
Testé sur : PlayStation 5 Pro.
Développeur : Rebel Wolves.
Éditeur : Bandai Namco Entertainment.
Genre : Jeu de rôle d’action de fantaisie sombre en monde ouvert.
Mode de jeu offert : Solo.
Cote ESRB : M (Jeunes adultes 17 ans et plus).

Une histoire où chaque choix compte

Se déroulant dans une région fictive de l’Europe du 14e siècle ravagée par la guerre et la peste noire, The Blood of Dawnwalker commence après que le seigneur vampire Brencis s’empare de Vale Sangora. Son règne apporte de la stabilité, mais à un coût brutal : impôts de sang, oppression et peur. Coincé entre l’humanité et le vampirisme après une transformation ratée, Coen est forcé d’agir lorsque Brencis emmène sa famille pour un couronnement utilisant la magie du sang. Avec seulement 30 jours et nuits pour rallier des alliés afin de les sauver, chaque décision compte. L’écriture est constamment solide, avec des amis et des ennemis motivés par des raisons crédibles plutôt que par des notions simples de bien et de mal.

Une image du personnage principal, Coen, de The Blood of the Dawnwalker avec des marques sur son avant-bras.

Vos choix laissent également une marque significative. L’apparence de Coen, sa faim et même le moment de la journée peuvent transformer les conversations, les relations et des lignes de quêtes entières. J’ai particulièrement aimé la façon dont les erreurs faisaient partie de mon histoire plutôt que quelque chose que je me sentais obligé de recharger pour effacer. À son meilleur, The Blood of Dawnwalker réagit à vos choix de manière personnelle et convaincante.

Une image du personnage principal, Coen, de The Blood of the Dawnwalker tenant une épée avec une lune en arrière-plan.

Humain sous le soleil, monstre au clair de lune

Dans The Blood of Dawnwalker, le temps est une monnaie, et vous n’en avez qu’une quantité limitée à dépenser. Le jeu impose une limite de 30 jours pour terminer l’histoire et atteindre sa conclusion. Ça semble stressant, mais ce n’est pas une horloge qui tourne pendant l’exploration. Ce sont plutôt vos actions majeures qui font avancer le compteur. Le passage des « segments de temps » est marqué par les étapes de quêtes, les conversations et l’entraînement. L’exploration et les combats ne coûtent généralement pas de temps. Chaque jour et chaque nuit comportent huit segments. Cette répartition m’a laissé le temps d’explorer librement avant de décider si une récompense ou une alliance valait le coût.

J’ai aimé devoir accepter que je ne pouvais pas tout voir en une seule partie. Ce détail ajoute de l’urgence et donne plus d’importance à chaque choix. Il offre également davantage de raisons commencer une nouvelle partie pour voir comment les événements se déroulent. Des personnages manqués, des résultats modifiés et plusieurs fins donnent une réelle valeur à la rejouabilité.

Une image du personnage principal, Coen, du jeu vidéo The Blood of the Dawnwalker parcourant une ville.

The Blood of the Dawnwalker propose des objectifs dynamiques

L’exploration devient beaucoup plus intéressante lorsque le jeu commence à lier les objectifs à la fois au moment de la journée et à la forme actuelle de Coen. J’ai rapidement compris que choisir quand aborder une mission pouvait être tout aussi important que décider comment la terminer. Par exemple, rencontrer des PNJ humains sous votre forme vampirique peut les amener à se méfier immédiatement de vous, voire à bloquer complètement une voie de quête. À l’inverse, les approcher de jour sous forme humaine peut mener à un accueil beaucoup plus chaleureux.

Une image du personnage principal, Coen, de The Blood of the Dawnwalker sur un toit surplombant une ville médiévale.

Maîtrisez la nuit

La nuit présente ses propres occasions. Des capacités comme « Pas de l’ombre » et la marche sur les murs permettent à Coen d’atteindre des toits, des entrées cachées et d’autres zones inaccessibles à sa forme humaine. J’ai aimé la façon dont ce système m’encourageait à reconsidérer des lieux familiers après le coucher du soleil. Cette approche donne au cycle jour-nuit un véritable rôle dans l’exploration plutôt qu’un simple changement visuel.

Une image du personnage principal, Coen, sous forme vampirique en combat

L’acier le jour, les crocs la nuit

Le combat présente une courbe d’apprentissage marquée. Malgré tout, je l’ai trouvé de plus en plus gratifiant une fois son système directionnel maîtrisé. Coen peut attaquer et se défendre selon quatre angles, les blocages standards consommant de l’endurance. En revanche, faire correspondre la direction d’une attaque entrante au bon moment permet une riposte parfaite, ouvrant la voie à une contre-attaque dévastatrice. Pendant la journée, j’ai développé Coen comme un épéiste compétent capable de compléter sa lame par la sorcellerie, échangeant de la santé contre des sorts qui blessent, affaiblissent ou étourdissent les ennemis.

La nuit, mon approche changeait complètement. J’ai transformé sa forme vampirique en véritable machine de mêlée à courte portée, déchiquetant ses adversaires avec ses griffes. Bien que les arbres de compétences humain, vampire et maîtrise de l’épée partagée ne créent pas réellement deux personnages distincts, les capacités propres à chaque forme et les ensembles d’équipement individuels m’ont offert beaucoup de liberté pour expérimenter. Comme personne qui recrée régulièrement ses personnages dans les jeux de rôle, j’ai aimé peaufiner deux styles de jeu complémentaires au sein d’une même aventure. Le système n’est toutefois pas sans défauts. Le verrouillage de cible sélectionnait souvent quelqu’un d’autre que l’ennemi visé, et l’angle de caméra devenait particulièrement problématique dans les espaces restreints.

Vale Sangora est magnifique après la tombée de la nuit

Sur PS5 Pro, The Blood of Dawnwalker est très réussi visuellement. Unreal Engine 5 donne à Vale Sangora une identité convaincante, des routes usées par les voyageurs et villages boueux aux forêts brumeuses, châteaux et toits baignés par la lune. L’éclairage nocturne est particulièrement efficace lorsque des colonies familières deviennent menaçantes, et les pouvoirs de Coen teintent les combats d’un rouge écarlate. J’ai remarqué certains problèmes visuels : apparition tardive des textures, animations faciales rigides, clipping et angles de caméra parfois étranges. Dans l’ensemble, le jeu est impressionnant sur le plan technique, mais loin d’être parfait. En plus des visuels solides, j’ai beaucoup apprécié le doublage et la trame sonore. L’audio et les visuels m’ont réellement plongé dans cet univers sombre et ses personnages fascinants.

Réflexions finales sur The Blood of Dawnwalker

The Blood of Dawnwalker est un premier jeu assuré. C’est une recommandation facile pour les amateurs de fantaisie sombre axée sur les choix. J’adore son univers moralement complexe, ses personnages mémorables et la tension constante entre les deux identités de Coen. La structure de 30 jours donne du poids aux décisions sans transformer l’exploration en course contre la montre. La progression à double forme m’a encouragé à expérimenter. Il a peut-être The Witcher 3 dans le sang, mais il développe sa propre identité. Ce jeu de rôle a du mordant, du cœur et suffisamment d’affaires inachevées pour me faire revenir après le coucher du soleil encore et encore.

Points fortsPoints faibles
Excellente écriture des personnages et histoire moralement nuancéeVerrouillage de cible peu fiable et comportement maladroit de la caméra
Les formes humaine et vampire offrent de la flexibilité dans les combats, l’exploration et la progressionLes loups, sangliers et objectifs mineurs deviennent répétitifs
Une gestion du temps significative favorise les choix et la rejouabilitéDes bogues visuels et quelques aspérités de présentation subsistent

Évaluation globale de The Blood of Dawnwalker

Expérience de jeu : 4,5/5
Graphismes : 4/5
Son : 4,5/5
Intérêt à long terme/Rejouabilité : 4/5

Note globale : 4,25/5 (85 %)

Rentrée scolaire Best Buy

Matthew Rondina
Matthew s’est intéressé à tout ce qui a trait aux nouvelles technologies dès le début de l’ère numérique. Aujourd’hui, il partage cette passion pour la technologie avec ses élèves et sur différents réseaux sociaux. En tant qu’amateur de longue date de jeux vidéo et de l’industrie de la techno, il a notamment couvert le divertissement interactif et les sports électroniques sur le Web, dans des séries vidéo et des baladoémissions, ainsi qu’à la télévision internationale. Vous pouvez suivre le mode de vie placé sous le signe de la techno de Matthew sur Twitter et Instagram @dapper_tux.

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