Ensemble de détecteurs intelligents Airthings
Ensemble de détecteurs intelligents Airthings

La qualité de l’air que nous respirons, ça n’a pas de prix. Surtout lorsque, comme c’est le cas depuis quelques mois, nous passons tous et toutes encore plus de temps à la maison qu’à l’habitude. La compagnie norvégienne Airthings propose des appareils intelligents qui nous permettent justement de surveiller la qualité de l’air qui nous entoure. J’ai récemment eu l’occasion de tester un ensemble Airthings composé d’un détecteur de radon, d’un moniteur de particules organiques et d’un concentrateur Ethernet. Des produits au design impeccable, faciles à utiliser et efficaces.

Voici mes impressions en vidéo:

Accueil de l'application Airthings
Accueil de l’application Airthings

Contenu de l’ensemble de détecteurs intelligents pour la maison d’Airthings

L’ensemble que j’ai reçu contenait, dans un emballage d’une complexité franchement impressionnante, les trois appareils suivants:

  • Le détecteur de radon Wave, qui identifie la présence de ce gaz lourd, radioactif et cancérigène;
  • Le moniteur Wave Mini, qui mesure la présence de particules organiques volatiles de toutes sortes;
  • Un concentrateur que l’on connecte à son réseau domestique à l’aide d’un câble Ethernet. Ce concentrateur nous permet de consulter les données de tous nos détecteurs sur une application mobile et sur un tableau de bord en ligne.

Le Wave Smart et le Wave Mini mesurent également la température et le taux d’humidité dans l’air ambiant. Parce que même l’air le plus pur peut être malsain et inconfortable s’il est trop sec, trop humide, trop chaud ou trop froid.

Le concentrateur Airthings requiert une connexion Ethernet
Le concentrateur Airthings requiert une connexion Ethernet

Première impression

J’adore le design matériel des appareils d’Airthings. Ils sont beaux, ils sont discrets et ils s’insèrent dans n’importe quel décor. Mais surtout: ils sont bien construits. Un exemple: les couvercles des compartiments à piles du Wave Mini et du Wave sont magnétiques. Il n’est donc pas nécessaire d’utiliser un tournevis pour les ouvrir, ni de chercher le bon endroit où enclencher une fermeture mécanique. (Tous ceux et celles qui, parmi vous, avez déjà cassé un détecteur de fumée en essayant de l’ouvrir sauront à quel point un couvercle magnétique est une bonne idée!).

Parlant de piles: elles sont incluses et préinstallées. Airthings a même pensé à ajouter une petite languette isolante entre l’une des piles et le reste du circuit électrique. Cela évite un déchargement prématuré pendant que les appareils trônent sur les tablettes des magasins. Pas beau, ça?

Les paramètres de qualité de l'air mesurés par les détecteurs Airthings
Les paramètres de qualité de l’air mesurés par les détecteurs Airthings

Configuration et installation

Tous les accessoires requis pour installer les détecteurs au mur ou au plafond sont inclus. Pour les besoins du test, je me suis cependant contenté de placer le Wave sur la bibliothèque du salon et le Wave Mini dans ma chambre à coucher.

Le concentrateur, lui, est livré avec un câble d’alimentation, des fiches interchangeables pour le branchement dans les prises d’alimentation secteur aux formats de l’Amérique du Nord, de l’Europe continentale et du Royaume-Uni, et un câble Ethernet. Pourquoi un câble Ethernet? Parce que le concentrateur requiert une connexion filaire permanente à votre routeur. Sans cette connexion, il ne peut transmettre les données sur la qualité de votre air aux serveurs infonuagiques d’Airthings. C’est l’un des rares défauts de design du produit: pourquoi pas de wifi? Si votre routeur n’a pas beaucoup de ports Ethernet, cela pourrait être embêtant. Le mien n’en possède qu’un seul, normalement attribué à ma console de jeu. J’ai dû brancher et débrancher le concentrateur Airthings et ma PlayStation à plusieurs reprises pendant la semaine. Rien de grave, mais un peu agaçant.

Hormis ce contretemps, l’installation et la configuration ne pourraient pas être plus simples. Il suffit de télécharger l’application Airthings (iOS ou Android), d’activer la connectivité Bluetooth de son téléphone ou de sa tablette et de suivre les instructions. Prévoyez cependant un certain temps. Il m’a fallu 40 minutes, surtout pour télécharger des mises à jour aux micrologiciels des différents appareils.

Fonctionnement du concentrateur Airthings

Bien qu’il soit possible d’utiliser un détecteur Wave simplement avec son téléphone, c’est le concentrateur qui échange habituellement les données entre les détecteurs, l’application et les serveurs infonuagiques d’Airthings.

Le concentrateur est capable de gérer jusqu’à 10 détecteurs Wave ou Wave Mini. Si vous avez une grande maison, vous pourrez donc installer un détecteur de radon au sous-sol et des Wave Mini dans chacune des chambres à coucher. Ajouter un appareil ne prend que quelques secondes de travail dans l’application mobile Airthings.

Le voyant vert du détecteur Wave Mini indique que la qualité de l'air est bonne
Le voyant vert du détecteur Wave Mini indique que la qualité de l’air est bonne

Détecteur de radon Wave

Il y a quelques années, j’ai testé la première génération du détecteur Wave. À la même occasion, notre équipe a mesuré la présence de radon un peu partout au Canada. Je présente les risques du radon en long et en large dans ce texte; en voici les faits saillants.

  • Le radon est un gaz radioactif et cancérigène qui pénètre dans les domiciles par des fissures ou des imperfections dans les fondations.
  • C’est la composition du sol qui détermine si du radon est susceptible de se retrouver chez vous.
  • Cette composition est extrêmement variable d’un endroit à l’autre. Par exemple, si votre terrain a été remblayé, il se peut que vous soyez à risque même si vos voisins immédiats ne le sont pas, ou vice versa.
  • Le radon est un gaz très lourd. La masse d’un atome de radon équivaut à cinq fois celle d’une molécule de gaz carbonique et sept fois celle d’une molécule d’oxygène.
  • Le radon a donc tendance à s’accumuler dans les sous-sols plutôt qu’à monter.

Du point de vue de l’utilisateur, cette nouvelle génération du Wave offre sensiblement la même fonctionnalité que la précédente. L’appareil détecte le radon, mesure la température et l’humidité. Il suffit de passer la main devant l’appareil pour obtenir une lecture rapide. Un anneau lumineux vert indique que tout va bien. Un jaune, qu’il faut surveiller l’évolution des mesures. Un rouge, qu’il y a un problème à régler immédiatement, par exemple en améliorant l’aération de la pièce pour chasser le radon vers l’extérieur.

Notez cependant qu’Airthings recommande une période de calibrage de sept jours avant de se fier aux lectures.

Tout va bien selon le Wave Mini
Tout va bien selon le Wave Mini

Moniteur de qualité de l’air Wave Mini

Le Wave Mini fonctionne essentiellement de la même façon que son grand frère. Sauf qu’il surveille la présence de « composés volatils organiques » plutôt que celle de radon. Trop de ces composés volatils dans l’air et il faut aérer plus souvent.

Malheureusement, les particules organiques constituent une catégorie plutôt vague. La fumée de cuisine, les émanations de peinture et de meubles neufs, même le gaz carbonique émis par la respiration en font partie. Il n’est donc pas toujours facile d’identifier la source d’un problème.

Une semaine de mesures dans l'application Airthings. Les données manquantes représentent quelques heures où le concentrateur était débranché du seul port Ethernet de mon routeur.
Une semaine de mesures dans l’application Airthings. Les données manquantes représentent quelques heures où le concentrateur était débranché du seul port Ethernet de mon routeur.

Application Airthings

L’application Airthings brille par l’élégance et par la simplicité de son design. Au démarrage, elle obtient les données les plus à jour de tous les appareils connectés. Puis, il suffit de choisir l’un d’entre eux pour obtenir les lectures en temps réel et des graphiques d’évolution des résultats sur des périodes allant de quelques heures à un an.

L’application contient des liens vers une base de données qui explique ce que les appareils mesurent, ce que les chiffres obtenus signifient et quoi faire en cas de problème. Du solide.

Tableau de bord Airthings

Le site web d’Airthings compile les données de nos détecteurs Wave et Wave Mini dans un tableau de bord. Celui-ci ressemble à ce que l’on voit dans par la plupart des applications de visualisation de données ou d’intelligence des affaires.

Vous pourrez ainsi accéder à l’ensemble des données de tous vos appareils d’un coup. Si vous avez permis à Airthings de vous géolocaliser, vous pourrez aussi comparer la qualité de l’air dans votre domicile et à l’extérieur. (Si, comme moi, vous avez préféré rester discrets, on vous proposera plutôt une lecture d’air extérieur à un endroit mystérieux, probablement au siège social de la compagnie!)

En vérité, le tableau de bord n’offre pas grand chose de plus que l’application. Sa principale fonction consiste à donner accès aux données à partir de n’importe quel ordinateur, sans l’application Airthings. Le tableau de bord permet aussi de télécharger les données en format CSV, un type de fichier compatible avec les tableurs comme Excel. Télécharger vos données vous permettrait de les traiter dans un logiciel de tierce partie si nécessaire. La plupart des usagers n’en auront pas besoin.

Tableau de bord en ligne Airthings
Tableau de bord en ligne Airthings

Verdict

Des produits utiles, bien pensés et efficaces. Si vous avez un sous-sol fini, que vous habitez dans une région où l’on trouve fréquemment du radon et/ou que vous avez le moindre doute sur l’aération de votre domicile, l’acquisition d’un ensemble de détecteurs intelligents Airthings constitue un investissement qui pourrait être très payant.

Disponible en ligne chez Best Buy Canada

 

François Dominic Laramée
Tour à tour concepteur de jeux vidéo, chroniqueur et scénariste à la télévision, journaliste, blogueur, auteur de 4 livres publiés aux États-Unis et scripteur pour la scène, FDL travaille dans le domaine des médias depuis 1992. Il est bien fier de détenir un doctorat en histoire et deux maîtrises, mais n’a cependant jamais accroché aucun de ses diplômes au mur de son bureau.