Lumiere-1.jpg

Photographie. Saviez-vous que ce mot signifie « écrire avec la lumière »? Il est pourtant facile de passer à côté de cette notion de base (et cruciale) en photo et d’ignorer la lumière ou ses effets sur le résultat final. Je vous explique ici les différents types de lumière et vous offre des conseils et des exemples sur l’utilisation de la lumière en photographie, histoire que vous réussissiez encore mieux vos clichés.

Écrire avec la lumière

La lumière est l’élément de base de la photographie. Lumière directe, lumière diffuse, lumière naturelle ou artificielle…

Sans lumière, la majorité des appareils photo ne verront rien et il vous faudra utiliser un flash ou augmenter l’ISO, mais cette deuxième solution n’est pas idéale, car il y a apparition de bruit dans l’image ou dégradation flagrante de la qualité de l’image produite.

Je vous explique ci-dessous les facteurs qui aident à mieux capter la lumière, puis je vous donnerai quelques conseils afin de mieux utiliser cette lumière.

LightPainting_SV.jpg

 (cette photo a été prise à main levée – sans trépied – avec un temps d’exposition de 10 secondes, f6.3 ISO800)

Quels sont les facteurs qui peuvent aider un appareil à mieux capter la lumière?

Le capteur

Le premier facteur, c’est le capteur. Celui-ci est composé de photosites, mieux connus sous le nom de « pixels ». Plus le capteur est grand (par exemple, capteur de 1’’, micro 4/3, APS-C et 35mm/plein format), plus les photosites seront gros et capteront une plus grande quantité de lumière.

De plus, en réduisant le nombre de pixels sur la surface du capteur, un fabricant peut réussir à y placer de plus gros photosites. Oui, vous avez bien lu : MOINS il y a de pixels (ou de « mégapixels ») sur un capteur, plus le capteur sera performant en faible lumière!

Bref, le calcul est simple : à capteur égal, un appareil devrait mieux performer en basse lumière s’il est composé de 8 mégapixels plutôt que 12 ou 16 mégapixels. Le contraire est aussi vrai : un capteur APS-C de 18 mégapixels performera mieux qu’un capteur 1’’ (1 pouce) de 18 mégapixels.

Mes excuses à ceux qui croyaient qu’un grand nombre de mégapixels signifiait une meilleure qualité d’image. Smiley Wink

D’ailleurs, je vous en reparlerai plus en détail dans un prochain texte, car la taille d’un capteur influence aussi d’autres facteurs.

La sensibilité ISO

Une autre caractéristique du capteur, c’est sa sensibilité ISO – que j’explique dans ce texte. Par contre, celle-ci varie d’un modèle d’appareil à l’autre, tant au niveau de la plage couverte (100-1600, 100 à 12800, etc.) que de la performance (l’apparition ou non de « bruit »), dès que l’on dépasse 400 ou 800 ISO. Il est donc préférable de faire des tests ou de lire les critiques sur le Web afin de vous faire une meilleure idée.

Par contre, règle générale, plus un appareil reflex ou hybride est récent, mieux il performera à certaines valeurs ISO (par exemple : le Canon 70D performe beaucoup mieux que le 60D, son prédécesseur, à des valeurs ISO de 1600 ou 3200).

Les images ci-dessous ont été prises par un appareil plein capteur, avec une sensibilité ISO de 800, puis de 12800 respectivement. Voyez l’apparition de bruit et une certaine dégradation de qualité sur la deuxième…

Tests-ISO800.jpg

Tests-ISO12800.jpg

L’objectif

L’autre facteur qui aide à mieux capter la lumière, c’est l’objectif. Plus le diaphragme d’un objectif est ouvert, plus il laissera entrer de lumière. Je vous ai déjà tout expliqué au sujet des objectifs et de l’ouverture (le petit « f ») dans ce texte, que je vous conseille fortement de lire ou relire.

Plus le capteur obtient de lumière, plus il peut offrir une vitesse rapide de déclenchement et ainsi éviter que l’image soit floue, soit parce que le sujet a bougé, soit parce que le photographe a bougé en prenant la photo. 

Par exemple, un téléobjectif de 24-70mm offrant une ouverture maximale fixe de f2.8 sera bien plus performant qu’un objectif similaire qui n’offre qu’une ouverture variable de f3.5-5.6.

UltimateWeddingKit-Nikkor70-200.jpg

Voici des exemples d’objectifs performants, selon le type de capteur pour lequel ils ont été conçus :

Vous voulez un appareil photo compact offrant un objectif performant? Le Sony RX100 M3 est l’appareil tout indiqué, avec son capteur 1’’ (énorme, pour un appareil compact) et son objectif f1.8-2.8!

SonyRX100M3.jpg

Évidemment, plus un appareil ou un objectif sont performants, plus ils coûtent cher. Mais croyez-moi, ça en vaut le coup.

Les types de lumière et leur utilité

Il existe diverses façons d’utiliser la lumière pour éclairer un sujet ou pour réussir un cliché.

Lumière directe (soleil levant ou couchant, flash ou toute autre source de lumière braquée sur le sujet), histoire d’avoir le moins d’ombre possible.

La lumière latérale, afin d’obtenir un effet plus dramatique, surtout pour un portrait. Le sujet doit être placé de façon à n’avoir qu’un seul côté illuminé par un soleil levant ou couchant, un flash, un éclairage naturel provenant d’une porte ou fenêtre ou autre source de lumière artificielle.

La lumière diffuse, afin de réduire ou d’éliminer les ombres. Obtenue par une journée nuageuse, ou en utilisant un rideau transparent ou un diffuseur, à l’intérieur. La photo ci-dessous a d’ailleurs été prise sur une plage, par un matin nuageux. On ne constate aucune ombre parmi les cailloux…

Cailloux-1.jpg

La lumière d’arrière-plan, pour créer une silhouette, ou pour un autre effet. La source de lumière – soleil ou autre – doit alors être placée derrière le sujet.

La lumière artificielle (lampes, néons, etc.), comme lumière principale ou d’appoint, afin de mieux contrôler le résultat de la photo.

Attention, dans le cas d’un flash, vous devez d’abord connaître sa puissance, ainsi que comment le régler. Plus de détails dans ce texte.

La balance des blancs

Généralement, les appareils photo sont programmés en mode « Balance des blancs automatique », ce qui signifie qu’ils vont analyser la lumière et faire ressortir ce qu’ils croient être les bonnes couleurs. Par contre, si vous utilisez un éclairage artificiel, il serait recommandé d’ajuster vous-même la balance des blancs, si votre appareil le permet, afin d’obtenir les vraies couleurs, sans teinte orangée ou bleutée (selon si l’éclairage est constitué d’ampoules au tungstène, de lumières à DEL ou de néons).

Ici, la lumière du soleil donne un effet bleuté à la photo.

Zebre_WB_off.jpg

La même photo, une fois la balance des blancs corrigée…

Zebre_WB_on.jpg

La leçon à retenir : sans lumière, point de photo. mais on peut utiliser et travailler la lumière pour obtenir l’effet recherché.

Pour encore plus d’information sur la lumière et pour obtenir des conseils sur la lecture de lumière avec votre appareil photo, je vous suggère de lire ce texte, où je parle de mesure de luminosité.

En plein magasinage?

PARTAGER SUR
Stéphane Vaillancourt
Stéphane écrit à propos de la technologie depuis 1999. Son blogue LeTechnophile.net se passe désormais de présentations. Depuis 2010, il a collaboré avec Branchez-Vous, Canoë, Sympatico, ainsi que le magazine Protégez-Vous, en plus de participer à plusieurs émissions de radio et de télé. Passionné de photographie, il anime le podcast Objectif Numérique qui compte actuellement une centaine d’épisodes.

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here