Téléphone pliable Samsung Galaxy Z Fold8 déplié affichant l’écran d’accueil

Avec le Galaxy Z Fold8, un grand vent de changement souffle sur la gamme de téléphones pliables de Samsung. Et ce pour une raison bien précise : un changement dans les dimensions du téléphone. Le résultat est surprenant. Samsung présente un design qui rappelle davantage celui d’un passeport ou d’un livre de poche plutôt qu’un téléphone pliable traditionnel. Alors certes, il faut un certain temps pour s’y habituer. Néamoins, ce changement de format apporte aussi des avantages intéressants, notamment dans la façon dont vous consultez le contenu. Cela vaut autant pour les vidéos que pour les livres numériques et les sites Web. C’est du moins ce que j’ai constaté lors de mon test du Samsung Galaxy Z Fold8. Il pourrait bien inaugurer une nouvelle catégorie de téléphones pliables grâce à l’expérience d’utilisation qu’il propose. Mais cela ne vient pas sans quelques compromis. Je vous explique tout dans cet article.

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Test du Samsung Galaxy Z Fold8 : ce qui change avec ce nouveau téléphone pliable

 

Samsung Galaxy Z Fold8 (version testée) :

  • Écran : (Déplié) écran Dynamic AMOLED de 7,6 pouces 2448 x 1848 avec 404 pixels par pouce (Plié) écran Dynamic AMOLED de 5,5 pouces 1972 x 1248 avec 428 pixels par pouce
  • Système d’exploitation : Android 16, One UI 9
  • Processeur : processeur Snapdragon 8 Elite Gen 5 à 4,74 GHz + 3,62 GHz
  • Mémoire : 12 Go de RAM, 256 Go ou 512 Go 
  • Appareil photo : appareil photo arrière de 50 Mpx, ultra grand-angle de 50 Mpx, caméra avant de 10 Mpx sur l’écran externe, caméra avant de 10 Mpx sur l’écran principal
  • Vidéo : enregistrement vidéo jusqu’en 8K Ultra HD
  • Batterie : 4800 mAh
  • Connexions : 5G, LTE, Wi‑Fi, Bluetooth 6.0, A‑GPS, NFC, USB‑C, capteur d’empreintes digitales, recharge sans fil, HDR10+, Samsung DeX
  • Dimensions : (Déplié) 6,35 x 4,88 x 0,18 po  (Plié) 6,35 x 3,22 x 0,38
  • Poids : 201 grammes
  • Offert en Graphite, Crème et Lavande

Un format plus court et plus large

Le changement le plus évident concerne les dimensions. De toute la gamille Galaxy Fold, celui-ci est plus court et plus large, notamment par rapport au Galaxy Z Fold8 Ultra. Le Fold8 ne ressemble à aucun autre téléphone que nous avons vu au Canada. Encore moins lorsqu’on tient compte du fait qu’il est pliable. Pour rendre l’expérience plus convaincante, Samsung apporte plusieurs améliorations notables.

Une fois l’appareil déplié, le pli central est peu visible sur l’écran de 7,6 pouces. Son format plus court facilite aussi son utilisation à une main lorsqu’il est fermé, même si sa largeur supplémentaire peut parfois compliquer les choses.

Samsung Galaxy Z Fold8 affichant une bande dessinée en mode portrait sur son écran pliable de 7,6 pouces

Un écran pliable mieux adapté à la lecture et aux vidéos

Selon mes observations durant mon test de ce téléphone pliable de Samsung, l’impact le plus important réside dans le fait qu’il s’avère particulièrement pratique une fois déplié, que ce soit en mode paysage ou portrait. C’est pour moi un des aspects qui distingue considérablement le Fold8 du modèle plus grand. En effet, la longueur supplémentaire de ce dernier n’est pas toujours un avantage. Par exemple, la lecture est bien plus naturelle lorsque l’écran est orienté à la verticale. En revanche, le mode paysage est idéal pour regarder une série ou un film. Les bandes noires disparaissent presque complètement.

Écran externe du Galaxy Z Fold8 en mode plié

Un format qui privilégie la consommation de contenu

Ironiquement, sa taille plus compacte permet de mieux exploiter la surface d’affichage disponible. Mais ce n’est pas vrai dans tous les cas. Je dirais que le multitâche est meilleur sur le Fold plus grand, mais pour la consommation de contenu, ce format semble plus naturel. Mon principal reproche est qu’il est impossible de modifier la grille pour afficher cinq icônes d’applications sur une ligne malgré l’espace supplémentaire.

En même temps, Samsung retire aussi certaines fonctions. Le Galaxy Z Fold8 ne prend pas en charge le stylet S Pen, ni la possibilité de l’utiliser en mode Flex, c’est-à-dire quand l’écran se divise en deux lorsqu’on plie l’appareil à un angle de 90 degrés.

Écrans du Galaxy Z Fold8 : un format idéal pour lire et regarder des vidéos

Revêtement antireflet et visibilité extérieure

Samsung applique un revêtement antireflet sur les écrans afin de les rendre moins sensibles à l’éblouissement à l’extérieur ou sous un éclairage intense. Cela facilite la consultation de contenu à l’extérieur. Et cela renforce aussi l’impression de regarder quelque chose de plus grand à l’écran. Concrètement, le format d’image 4:3 réduit les bandes noires au-dessus et en dessous des films ou émissions par rapport à ce que l’on verrait sur d’autres Galaxy Fold.

Galaxy Z Fold8 affichant un film en mode déplié

Un téléphone pliable qui se rapproche d’une liseuse

Cette impression est évidemment subjective. En effet, l’écran n’est ni plus grand ni plus lumineux. Vous ne bénéficiez pas d’un espace physique supplémentaire, mais vous tirez davantage profit de l’espace disponible. Cela a diverses répercussions, notamment sur les types de contenu affichés. Les téléphones traditionnels avec des écrans de 6,7 ou 6,8 pouces sont courants aujourd’hui. Néanmoins, ce pouce supplémentaire une fois le Fold8 déplié fait une réelle différence. J’apprécie de ne pas avoir à transporter une tablette ou une liseuse couleur pour lire des bandes dessinées. Autre détail amusant : les anciennes émissions tournées au format 4:3 occupent toute la surface de l’écran.

Samsung Galaxy Z Fold8 en mode multitâche.

Samsung Galaxy Z Fold8 : multitâche et productivité

Le multitâche reste familier puisqu’il fonctionne comme sur les précédents téléphones pliables de Samsung. Deux applications en écran partagé fonctionnent très bien ensemble. Vous pouvez en ajouter une troisième, soit dans une moitié de l’écran, soit dans une fenêtre flottante. Désormais, « Nudge » utilise Galaxy AI pour suggérer une application à ajouter à l’écran partagé à partir de celle que vous utilisez déjà. L’idée est intéressante, mais limitée puisqu’elle ne fonctionne pas avec toutes les applications. Par exemple, si je prends une photo avec le téléphone déplié, il ne me suggère pas « Galerie » comme option. Techniquement, « Capture View » (en haut à gauche) remplit un rôle semblable. Cependant, « Galerie » comprend les outils de retouche, ce qui n’est pas la même chose. Cette fonction est également moins efficace avec les applications de tiers.

Performances du Galaxy Z Fold8 : Snapdragon 8 Elite Gen 5 et Galaxy AI

Lors de mon test du Samsung Galaxy Z Fold8, j’ai pu constater toute l’étendue de ses performances. Il est propulsé par la puce Qualcomm Snapdragon 8 Gen 5, accompagné de 12 Go de RAM et de 256 Go de stockage (au minimum). Cela fait du Fold8 un téléphone pliable très performant. Côté performances de jeu, le Fold8 s’en tire très bien, même si je ne le qualifierais pas de téléphone axé sur le jeu. Avec une manette, il est possible de jouer aux jeux Xbox Game Pass Cloud.

Samsung promet sept ans de mises à jour Android et de sécurité. Cela garantit une prise en charge à long terme. Le Fold8 n’introduit pas nécessairement de nouvelles fonctions logicielles révolutionnaires, mais il propose une nouvelle façon de visualiser et d’interagir avec le contenu grâce à son design. « Now Brief » permet notamment d’ajouter des cartes, y compris personnalisées, afin d’afficher les informations qui vous intéressent réellement.

Toutes les fonctions Galaxy AI déjà déployées par Samsung sont également présentes dans le téléphone pliable Fold8. Cela inclut l’accès à Bixby et Perplexity comme assistants d’intelligence artificielle. Vous pouvez tout de même choisir Google Gemini comme assistant principal.

Samsung Galaxy Z Fold8 : les points faibles et les compromis à connaître avant l’achat

Résistance du téléphone pliable à long terme

Mon test du Samsung Galaxy Z Fold8 m’a aussi permis de constater certaines limitations. L’une des plus importants, selon moi, concerne la durabilité, en particulier la résistance à l’eau et à la poussière IP48. Bien que le Fold8 résiste bien à l’eau claire, la poussière et les particules peuvent devenir problématiques à long terme. J’éviterais le sable, les peluches et les miettes, car il est surprenant de constater à quel point il peut être difficile de les retirer lorsqu’ils se logent dans les interstices.

La bonne nouvelle est que Samsung a conçu les deux écrans de manière à éliminer l’espace qui pouvait retenir les débris, comme cela s’est déjà produit sur les modèles précédents. Au premier abord, cela peut sembler anodin. Mais croyez-moi : lorsqu’on met constamment un téléphone pliable dans sa poche, qu’on le déplie et le replie à répétition, l’accumulation finit par se faire sentir. Cela n’affecte pas les performances générales de l’appareil. Néanmoins, cela soulève tout de même certaines préoccupations en matière de protection à long terme.

Pas de mode Flex sur le Samsung Galaxy Z Fold8

Un autre point concerne l’absence du mode Flex. Je ne parle pas nécessairement du mode lui-même, mais plutôt de la façon dont Samsung exploite une seule application en écran partagé. Il suffit de poser une moitié de l’appareil à plat et de relever l’autre. C’est idéal pour les appels vidéo ou pour regarder du contenu sur la partie supérieure tout en interagissant avec la partie inférieure, mais ce n’est pas possible sur ce téléphone. Cela vaut même pour l’appareil photo, un aspect que je trouve particulièrement frustrant.

L’absence de cette possibilité va à l’encontre de l’idée même d’un téléphone pliable. On a presque l’impression qu’il n’y a aucun intérêt à le maintenir dans cette position. Par exemple, il existe un mode d’astrophotographie dans l’appareil photo, mais je ne peux pas voir correctement l’interface puisqu’elle se contente de se plier lorsque j’incline le téléphone.

Appareil photo du Samsung Galaxy Z Fold8 : une qualité correcte, mais des compromis

Module photo arrière du Samsung Galaxy Z Fold8

L’appareil photo du Samsung Galaxy Z Fold8 est correct, sans être exceptionnel. C’est l’un des domaines où Samsung a réduit certains coûts. Cela explique également l’absence d’un téléobjectif. Son absence se fait sentir, car il n’existe aucun moyen optique de se rapprocher du sujet. Le zoom numérique produit des résultats prévisiblement décevants.

Je ne dis pas que vous ne pourrez pas prendre de belles photos. C’est tout à fait possible. Toutefois, les limites deviennent rapidement évidentes. Et pour un téléphone de ce prix, il s’agit d’un compromis qu’il faut accepter. Il en va de même pour la vidéo : le résultat est convenable, mais ne se situe pas au niveau d’un véritable modèle phare. En matère d’appareil photo, le Galaxy Z Fold8 Ultra accorde beaucoup plus d’importance à cet aspect. Vous pouvez d’ailleurs en apprendre plus sur l’autre modèle pliable de Samsung dans notre test du Galaxy Z Fold8 Ultra.

« MyFanCam » est une nouvelle fonction intéressante. Grâce à Galaxy AI, vous pouvez choisir d’isoler une personne dans une vidéo. L’outil effectue alors automatiquement un recadrage sur cette personne et enregistre une nouvelle version de la vidéo. Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que cela fonctionne avec n’importe quelle vidéo. Vous pouvez donc appliquer l’effet à des extraits trouvés sur YouTube ou reçus d’un ami.

Autonomie du Samsung Galaxy Z Fold8 et recharge rapide de 45 W

Les téléphones pliables ont longtemps exigé des compromis en matière d’autonomie. Mais avec le Fold8, ce n’est plus vraiment le cas. L’une des raisons moins évidentes est que la technologie utilisée à l’intérieur est différente : le silicium-carbone. Cette technologie permet d’offrir une plus grande capacité dans un espace plus restreint. Elle est largement utilisée par les marques chinoises de téléphones. Son efficacité est donc déjà bien démontrée.

Vue arrière du téléphone pliable Samsung Galaxy Z Fold8

Je n’irai pas jusqu’à dire que l’autonomie du Samsung Galaxy Z Fold8 est exceptionnelle. Mais elle est loin d’être mauvaise. Lors de mon test de ce téléphone pliable de Samsung, je ne me suis jamais senti à court de batterie pendant la journée. Je devais tout de même recharger l’appareil avant d’aller me coucher. Heureusement, il prend en charge la recharge de 45 W. Cela réduit considérablement le temps nécessaire pour retrouver une bonne autonomie. Avec le câble inclus dans la boîte, j’ai atteint 65 % de charge en 30 minutes. J’ai déjà vu mieux, mais cela demeure tout à fait respectable.

La recharge sans fil profite également d’une amélioration. Elle passe de 15 W à 20 W, ce qui est appréciable. Si vous souhaitez bénéficier de la compatibilité MagSafe, vous devrez toutefois utiliser un étui compatible intégrant les aimants nécessaires pour profiter des chargeurs sans fil magnétiques.

Test du Samsung Galaxy Z Fold8 : verdict final et recommandations

Samsung m’a envoyé la version Lavande pour mes essais. Ce n’est certes pas la couleur que j’aurais choisie en premier. Néanmoins, du point de vue du design, le Galaxy Z Fold8 donne l’impression d’annoncer une nouvelle catégorie de téléphones pliables qui ressemblent et se comportent moins comme des téléphones intelligents conventionnels. Des rumeurs indiquent qu’Apple pourrait suivre une approche semblable. Il sera intéressant de voir comment ce marché évoluera.

De manière générale, il s’agit d’une interprétation plus raffinée de ce que le Microsoft Surface Duo tentait d’accomplir en 2021. Malgré cela, il reste de la place pour l’amélioration du côté logiciel. En effet, les développeurs doivent optimiser leurs applications pour un format d’écran qu’ils n’ont pratiquement jamais eu à prendre en charge auparavant. C’est pourquoi certaines applications paraissent étirées. Cela fait partie de l’expérience, tout comme les autres ajouts et absences de fonctionnalités.

Le Samsung Galaxy Z Fold8 est offert dès maintenant en Graphite, Crème et Lavande chez Best Buy Canada.

Rentrée scolaire Best Buy

Ted Kritsonis
Je suis chanceux d’occuper un emploi génial qui me permet de couvrir les activités d’une des industries les plus passionnantes au monde. J’ai eu l’occasion d’écrire sur les technologies pour de nombreuses publications, dont The Globe and Mail, Yahoo! Canada, CBC.ca, Canoe, Digital Trends, MobileSyrup, G4 Tech, PC World, Faze et AppStorm. J’ai aussi fait des apparitions à la télé en tant qu’expert des technologies pour Global, CTV et The Shopping Channel.

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