Sommaire

10255420.jpg

Depuis son annonce, il y a de cela plusieurs années, j’attends avec impatience Thief; d’autant plus qu’il a été développé par Eidos Montréal, un studio qui est situé a deux pas de chez moi. Le titre est finalement sorti. Découvrez ce qu’il nous réserve. Attention! C’est du lourd!

Date de sortie  : 25 février 2014

Consoles  : PS4, Xbox One, PS3, Xbox 360

Classement  : M – Mature

Éditeur  : Square Enix

Développeur  : Eidos Montréal

Audio : Français (voix et textes)

Dans Thief, rien n’est impossible!

Dans Thief, le joueur incarne Garrett, le Maitre Voleur. Durant le prologue, qui sert en fait de didacticiel, on accompagne une collègue dans une mission de routine. On ne connait pas trop les liens qui unissent les deux protagonistes, mais on sent qu’ils se connaissent depuis un certain temps déjà. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu. Elle meurt et vous êtes obligé de quitter la ville. 

Après avoir passé un an à l’extérieur, vous revenez finalement dans votre chère cité. Elle n’est plus la même. En plus d’être rongée par la grisaille, un fléau semblable à la peste, elle est contrôlée par Le Baron, un vil tyran qui mène son peuple avec une main de fer. Mais la population en a plus que marre. Une révolte se prépare.

Les vols avant tout

On se doute que le passe-temps favori d’un Maitre Voleur n’est pas de jouer aux cartes. Contrairement à d’autres FPS (95 % du jeu se joue à la première personne, il n’y a que quelques phases d’escalades qui se déroulent à la troisième personne à la manière d’un Assassin’s Creed), dans Thief, votre principale occupation n’est pas de tuer des ennemis. En effet, vous activité favorite est de commettre des larcins. 

Thief2.jpgÀ l’instar de Skyrim, vous pouvez prendre une foule d’objets que vous voyez un peu partout. Vous comprenez qu’il faut donc avoir des yeux tout autour de la tête, car les objets à voler peuvent être cachés n’importe où ou presque comme derrière un cadre ou dans une commode. 

Même si Thief n’est pas un jeu ouvert comme les jeux de rôle, l’exploration est très importante. Lorsque vous pénétrez dans une maison (ce ne sont pas toutes les maisons qui sont ouvertes), vous pouvez passer beaucoup de temps à chercher partout pour essayer de trouver le plus d’objets possibles à dérober. 

Mais vous n’êtes jamais laissé à vous-même dans Thief. Il y a les quêtes principales (c’est de cette façon que progresse l’intrigue et que vous essayez de découvrir pourquoi vous avez perdu la mémoire et ce qui est véritablement arrivé à votre amie qui a perdu la vie) qui sont plus dirigistes et longues et les quêtes secondaires. Ces dernières sont variées et s’activent en allant voir certains PNJ. La plupart du temps, elle vous demande de vous rendre dans une maison X pour dérober un objet. 

Contrairement à d’autres jeux, vous n’avez pas besoin d’aller vendre les objets volés ou les objets volés lors d’une quête à un marchand. Dès que vous mettez la main sur un objet, celui-ci se transforme automatiquement en argent. Il y a cependant quelques exceptions (notamment des tableaux et bijoux) qui se retrouvent automatiquement dans votre repère situé dans le haut d’un clocher d’église. Personnellement, j’ai adoré ce système qui évite les habituels aller-retour chez le marchand. 

Mais il y a bien un commerçant dans le jeu. En fait, c’est chez ce dernier que vous pourrez acheter des flèches, des vivres et même des améliorations d’armure. Il faut dire que Garrett dispose d’un arsenal impressionnant pour arriver à ses fins. Son arbalète est son meilleur ami. En plus d’avoir des flèches ordinaires qui servent à tuer ses ennemis, notre héros peut compter sur des flèches d’eau pour éteindre un feu (la noirceur est votre meilleur ami, après tout), des flèches de feu pour attirer les flammes, des flèches de poison pour étourdir les gardes ou même des flèches grappins pour aller dans des endroits autrement inaccessibles. 

L’ombre, votre allié de toujours

La majorité de l’histoire de Thief se déroule le soir ou la nuit dans la cité. Vous devez constamment rester dans l’ombre pour éviter de vous faire repérer. Une icône dans le coin gauche de l’écran, qui s’illumine lorsque vous êtes dans la lumière, vous informe de votre état. Le système est un peu moins complexe que certains Splinter Cell. Grosso modo, vous êtes dans la lumière ou dans l’ombre. Par contre, j’ai trouvé cela intéressant que la lumière de la manette de la PS4 passe du bleu (ombre) ou blanc (lumière) pour vous aviser de votre état. Disons que c’est difficile à manquer!

Entre deux missions principales, vous pouvez, comme je l’ai dit, vous balader dans la ville pour accomplir les missions secondaires. La ville est assez labyrinthique et il faut parfois se creuser les méninges pour accéder à certains lieux.

Thief1.jpgLa ville m’a toutefois semblé assez vide. Il y a quelques passants, mais les seules personnes que vous allez rencontrer sont surtout les gardes qui patrouillent et dont il faudra ne pas attirer l’attention. À ce propos, leur intelligence artificielle est dans la norme, même si parfois j’aurais aimé voir plus de finesse. J’ai aussi noté quelques bogues audio, comme un garde qui répétait toujours la même phrase. 

Thief offre souvent le choix d’approche au joueur. Les tableaux des missions principales sont assez linéaires, mais vous avez quand même souvent le choix. En fait, ce qui est bien dans le jeu d’Eidos Montréal, c’est que vous avez la possibilité ou non de tuer des ennemis. Vous pouvez même terminer une mission sans tuer personne. Ainsi, à la fin de chaque mission, le jeu analysera vos statistiques et vous dira quel style de jeu vous avez privilégié : 1) Prédateur (vous avez tuer des gardes); 2) Fantôme (vous n’avez tué personne) et 3) Opportuniste (un peu entre les deux). 

Thief ne dispose pas d’un véritable système d’expérience. Par contre, à certains moments dans le jeu, vous serez amené à améliorer certaines statistiques de votre personnage comme votre vitesse, la force de vos coups ou encore la vitesse à laquelle vous crochetez une serrure.

Je ne l’ai pas dit encore, mais le crochetage occupe une place assez importante. Le système n’est pas aussi complexe que dans Skyrim, mais je l’ai trouvé amusant quand même. Pour déverrouiller une serrure, vous devez, en effet, tourner votre joystick gauche juste à temps que le petit cercle vide deviennent vert. Ensuite, vous appuyez sur une gâchette. Vous pouvez avoir à répéter l’action 2 ou 3 fois. C’est rare que l’on se trompe, mais si ça arrive, votre matériel demeure intact. Par contre, vous faites du bruit, ce qui risque d’alerter les gardes des environs. 

Sinon, les contrôles demeurent assez intuitifs. On sent toutefois un réel désir des développeurs d’adapter leur titre à la PS4. En plus des lumières qui changent de couleur, on peut naviguer dans l’inventaire à l’aide du pavé tactile. J’aurais cependant aimé pouvoir sauter n’importe quand. En effet, on ne peut sauter qu’à certains endroits précis. 

Comme vous le savez peut-être, le jeu est disponible sur les anciennes et les nouvelles consoles. Pour ma part, je l’ai essayé sur la PS4. Les graphismes sont assez jolis, mais on sent bien que le jeu a été développé bien avant l’arrivée des nouvelles consoles de Sony et de Microsoft. Certaines textures manquent ici et là de détails, tout comme certains visages. Malgré cela, Thief s’en sort quand même admirablement. J’ai, par exemple, trouvé la ville fort bien réalisée.

Jouabilité : 4/5

Graphismes : 4/5

Son : 4/5

Rejouabilité : 4/5 

 

Note globale : 4/5

 

Avez-vous joué au jeu? Dites-moi ce que vous en avez pensé!

 

PARTAGER SUR
Philippe Michaud
Blogueur pour Branche-Toi depuis sa fondation, Philippe Michaud a toujours été un passionné des technologies. Il adore tester toutes sortes de produits et partager ses découvertes. Au fil des années, il a collaboré pour plusieurs médias dont Québec Micro, Branchez-Vous! et MSN Techno. Il a également été recherchiste pour une émission à ZTÉLÉ.

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here