
Sony adopte sa propre approche de la technologie des téléviseurs RGB. Pour cela, la marque utilise « True RGB » comme appellation générale pour un contrôle véritable du rétroéclairage. Sony dispose de versions prototypes de cette technologie au Japon depuis des années. Jusqu’à présent, elle n’avait jamais pu la commercialiser à un prix accessible pour les consommateurs. Les téléviseurs DEL de la dernière décennie utilisent une lumière bleue filtrée par des nanoparticules pour reproduire le blanc. Les nouveaux modèles de Sony, eux, utilisent des DEL rouges, vertes et bleues contrôlées indépendamment dans chaque zone de rétroéclairage, en injectant la couleur directement dans l’image.
Cela représente quatre fois le volume de couleurs d’un téléviseur mini‑DEL conventionnel. Le pic de luminosité peut atteindre 4000 nits sur le modèle phare. Plus important encore, il peut afficher du contenu HDR de qualité supérieure aux niveaux de luminosité pour lesquels il a réellement été conçu. Sony affirme qu’il n’est plus nécessaire de faire des compromis liés à l’ajustement de la luminosité, comme pour les écrans précédents.
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Mes premières impressions du True RGB de Sony
Les téléviseurs DELO de Sony n’ont pas de rétroéclairage car les pixels des panneaux DELO émettent leur propre lumière. La gamme de téléviseurs DEL de la marque, quant à elle, dispose d’une forme de rétroéclairage. Cela prend la forme d’une lumière bleue filtrée par une couche de nanoparticules à points quantiques ou de phosphore jaune. Elle se transforme ensuite en une couleur proche du blanc.
Ce blanc passe ensuite à travers des filtres de couleur dans le panneau ACL, en éliminant la majeure partie pour ne laisser que le rouge, le vert ou le bleu qui forme chaque pixel à l’écran. En termes simples, Sony a conçu un procédé qui commence par le blanc. Ce qui est jugé inutile est retiré, le tout dans l’espoir qu’une quantité de couleur suffisante passe au travers du panneau.
La technologie « True RGB » a été conçue pour faire les choses autrement. Les nouveaux téléviseurs BRAVIA 7 II et BRAVIA 9 II sont dotés d’un rétroéclairage. Ce dernier est capable de piloter indépendamment des DEL rouges, vertes et bleues. Ils y parviennent en divisant le panneau de rétroéclairage par zone. Il n’est plus nécessaire de partir du blanc, ce qui permet de contribuer à la couleur de manière plus efficace. Sony affirme que cela offre environ quatre fois le volume de couleurs d’un téléviseur mini‑DEL conventionnel.
Je ne peux pas quantifier à quel point ces chiffres sont exacts. Cependant, j’ai pu voir un panneau rétroéclairé nu utilisant cette technologie. Les petites DEL changent de couleur selon les besoins du contenu affiché à l’écran. Placé côte à côte avec un panneau rétroéclairé DEL traditionnel émettant une lumière bleue, le contraste entre les deux est vraiment intéressant. Puisque les lumières émettent des couleurs en fonction du contenu diffusé, elles affichent diverses teintes plutôt qu’une seule couleur uniforme.
Cela signifie que chaque petit ensemble de DEL disposé dans ce panneau de rétroéclairage n’apparaît pas en rouge, vert et bleu en permanence. De toute façon, vous ne pourriez pas le voir sur un téléviseur fini. L’idée ici est d’appliquer la couleur selon les besoins du contenu. Sans filtre à points quantiques, la précision des couleurs et les dégradés peuvent paraître plus fluides et plus riches.
Les démonstrations de Sony permettent d’illustrer davantage ce concept. Lorsque le panneau ACL est désactivé, le rétroéclairage RGB de ces nouveaux téléviseurs produit un champ de couleurs en constante évolution qui suit le contenu en arrière-plan. Pensez à des bleus pour le ciel, des rouges pour les scènes chaleureuses, des verts pour le feuillage. En comparaison, un rétroéclairage mini‑DEL classique dans les mêmes conditions produit du blanc. C’est la différence apportée par le traitement et le contrôle indépendant des diodes. À mes yeux, c’est très intéressant.
Sur les téléviseurs BRAVIA 7 II et BRAVIA 9 II, j’ai pu constater comment ce type de rétroéclairage émet activement les rouges chaleureux et les jaunes d’un coucher de soleil. La couleur provient directement de la source plutôt que d’être soustraite du blanc à l’aide d’un filtre. Les couleurs sont non seulement plus riches, mais les dégradés se fondent aussi naturellement les uns dans les autres. Il n’y a pas d’effet de halo, de franges ou de bandes. Ce n’est qu’un exemple, mais cela peut s’appliquer à pratiquement n’importe quelle scène.
Les deux téléviseurs comprennent également un nouveau système de préréglages nommé « My Cinema ». Il permet aux utilisateurs d’enregistrer des préréglages personnalisés qui combinent les réglages vidéo et audio. On ne sait pas combien de préréglages peuvent être enregistrés, mais l’objectif est de simplifier l’utilisation des différents modes d’image. Ainsi, au lieu de sélectionner des modes spécifiques pour les films, les sports ou les jeux, vous pouvez facilement choisir un préréglage que vous avez créé.
How Sony’s True RGB improves picture quality

Même si le contenu actuel n’exploite pas pleinement l’espace colorimétrique Rec. 2020 (la norme pour la télévision ultra haute définition), la technologie devrait avoir un impact similaire à celui du HDR il y a quelques années. À l’époque, la réduction des hautes lumières et l’éclaircissement des zones sombres rendaient le contenu plus propre et immersif. Ici, l’amélioration des couleurs sert simplement à révéler davantage ce qui est déjà présent.
C’est d’ailleurs l’un des arguments les plus convaincants en faveur de cette technologie. Elle ne nécessite aucun nouveau format pour démontrer son efficacité. Le contenu HDR déjà disponible, comme celui en Dolby Vision sur Netflix, Disney+ et autres plateformes, est maîtrisé à des niveaux de luminosité que les téléviseurs actuels ne peuvent pas reproduire. Les sorties destinées au grand public se situent entre 1000 et 4000 nits. De plus en plus de plateformes visent des niveaux encore plus élevés à mesure que les studios adoptent cette norme.
La plupart des téléviseurs sur le marché, y compris les modèles DELO, n’ont jamais pu atteindre 4000 nits. Ils réduisent le mappage tonal du contenu pour qu’il corresponde à leurs capacités. Un téléviseur capable d’atteindre réellement le niveau de luminosité maîtrisé n’a pas besoin d’effectuer de mappage tonal. Il affiche simplement le signal tel qu’il a été encodé. Bien qu’il y ait certaines nuances à considérer, il est vrai que, dans un certain sens, c’est l’inverse : le contenu attend que les téléviseurs rattrapent le rythme, plutôt que l’inverse.
Cela dit, l’espace colorimétrique Rec. 2020 représente une gamme plus large que celle utilisée par les normes actuelles de diffusion ou de diffusion en continu. Jusqu’à présent, presque aucun contenu n’est encore maîtrisé dans cet espace. L’approche de Sony consiste à concevoir des écrans capables de le reproduire afin d’encourager les studios et les créateurs à produire du contenu compatible. De plus, l’entreprise estime que la couleur constitue un argument plus convaincant pour une adoption à grande échelle que la résolution.
Un argument valable. Les téléviseurs 8K existent depuis des années, mais le contenu se fait encore rare. Un espace colorimétrique plus large ne nécessite aucune bande passante supplémentaire. De plus, la différence est visible sur n’importe quel format d’écran et à toute distance de visionnement. Sans compter que les chaînes de diffusion HDR et les flux de travail de maîtrise existent déjà.

Les téléviseurs Sony BRAVIA 9 II et BRAVIA 7 II arrivent chez Best Buy
Sony lance sa technologie « True RGB » sur le marché avec deux modèles. Le BRAVIA 7 II sera offert dans des formats de 50, 55, 65, 75, 85 et 98 pouces, à partir de 2299 $. Le BRAVIA 9 II sera disponible en formats de 65, 75, 85 et 115 pouces, à partir de 4999 $.
Sony BRAVIA 9 II
Le BRAVIA 9 II s’impose comme le modèle phare de Sony et le téléviseur le plus lumineux de la marque à ce jour. Il intègre l’ensemble des technologies audio et de traitement d’image de Sony. Il est muni d’un nouveau revêtement de panneau antireflet appelé « Immersive Black Screen Pro ». C’est une nanostructure en instance de brevet qui réduit les reflets sans provoquer les variations de niveaux de noir observées avec les anciens finis mats. Ce revêtement n’est offert que sur les formats de 65 à 85 pouces. Des contraintes de composants empêchent Sony de l’intégrer au modèle de 115 pouces.
Le rétroéclairage compte 15 000 éléments DEL disposés en groupes de trois, rouge, verte et bleue. Ils offrent environ 5000 zones de gradation locales indépendantes. Chaque zone est aussi beaucoup plus dense que sur les anciens téléviseurs mini‑DEL phares de Sony. Cela permet au rétroéclairage de suivre la forme et le mouvement des objets plutôt que d’éclairer simplement de larges zones de l’écran.
Tout cela est alimenté par le processeur Cognitive Processor XR de Sony. Il s’agit de la même puce au cœur de ses modèles haut de gamme depuis 2021. Il gère les calculs de couleur en temps réel requis par le rétroéclairage RGB tout en s’occupant de la mise à l’échelle et du traitement du mouvement. L’algorithme XR Backlight Master Drive est utilisé pour contrôler la gradation locale. La reconnaissance de scène par IA du processeur alimente également le système. Différents types de contenu sont identifiés (sports, films, animation) afin d’ajuster le comportement du rétroéclairage en conséquence.

Le BRAVIA 9 II fonctionne avec Google TV, avec Gemini comme assistant vocal. Cela lui permet d’accéder à toute une gamme de fonctionnalités propres aux téléviseurs. On en saura davantage sur cette fonctionnalité sous peu. Sony indique que les services de diffusion en continu comme Netflix, Prime Video et autres bénéficieront de modes de calibration d’image dédiés. Il est également certifié « IMAX Enhanced ». On y retrouve toute une suite de fonctionnalités propres à PlayStation, comme « Auto HDR Tone Mapping » et « Auto Genre Picture Mode ». Les optimisations habituelles lors du branchement d’une PlayStation 5 sont également incluses.
Les quatre ports HDMI sont en version 2.1 et prennent en charge le 4K à 120 Hz. Cela permet d’exploiter toute la bande passante d’une PlayStation 5 ou d’une Xbox Series X sur n’importe quelle entrée. Le téléviseur prend en charge le taux de rafraîchissement variable et le mode faible latence automatique. Sony affirme même que la latence d’entrée en mode Jeu peut rivaliser avec celle des moniteurs de jeu dédiés à ces résolutions.
Sony BRAVIA 7 II
Le BRAVIA 7 II utilise la même architecture RGB et le même traitement, mais avec une disposition de DEL moins dense pour le rétroéclairage. L’architecture du rétroéclairage RGB et la puce de traitement sont identiques. On y retrouve 5100 éléments au total pour environ 1700 zones de gradation efficaces. Cela signifie moins de contrôle et une luminosité maximale inférieure par rapport au BRAVIA 9 II. Concrètement, on parle d’environ 2000 nits pour le modèle de 65 pouces et 2500 nits pour les formats de 75 et 85 pouces.
Même si vous profitez toujours pleinement de l’espace colorimétrique, il n’y a pas de revêtement antireflet ici. Cela pourrait se constater davantage dans des pièces très éclairées.

Concrètement, le BRAVIA 7 II n’est pas tout à fait capable d’atteindre le plafond complet de 4000 nits de la norme Dolby Vision actuelle comme le BRAVIA 9 II. Il devra appliquer un certain niveau de mappage tonal pour les contenus HDR les plus exigeants. Malgré cela, le rétroéclairage additif contribue directement des couleurs saturées à l’image, plutôt que de dépendre entièrement des filtres du panneau.
Comme le BRAVIA 9 II, le BRAVIA 7 II fonctionne avec Google TV grâce au même processeur Cognitive Processor XR. Il prend en charge Dolby Vision et Atmos, comprend quatre ports HDMI 2.1. Il inclut également des optimisations pour PlayStation ainsi que le nouveau système de préréglages « My Cinema ». Essentiellement, les deux modèles partagent la même plateforme logicielle et les mêmes fonctionnalités intelligentes. Les différences se situent uniquement au niveau du panneau, de la densité du rétroéclairage et du traitement antireflet.
Les avancées des téléviseurs RGB DEL de Sony
Sony précise clairement qu’il ne positionne pas la technologie RGB comme un remplacement du DELO. Ce dernier demeure la référence pour des noirs profonds dans les environnements sombres ainsi que pour des angles de vision plus larges. La technologie ACL à rétroéclairage ne peut pas non plus égaler le contrôle précis au niveau du pixel qu’offre le DELO. Dans une pièce complètement sombre, même les représentants de Sony reconnaissent que le DELO peut encore être le meilleur choix.
La technologie RGB permet plutôt de réduire l’écart dans des domaines où le DELO domine historiquement. Le retrait de la couche à points quantiques, avec moins de couches de conversion entre le rétroéclairage et vos yeux, fait une différence notable par rapport aux téléviseurs mini‑DEL conventionnels. Les téléviseurs DELO utilisent des limites automatiques de luminosité dans les environnements plus lumineux, un problème qui ne toucherait pas ces nouveaux téléviseurs.




