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Alors que l’été s’achève, nous avons malgré tout le luxe de pouvoir déguster des titres qui nous sortent de notre zone de confort. Parfois, cette zone de confort est tout simplement dû au fait que vous n’avez jamais essayé un titre d’une série qui, pourtant, existe depuis plusieurs mois. C’est exactement mon cas, alors que j’ai pu essayer Sacred 3. Je vous offre aujourd’hui mes impressions sur ce titre.

Honnêtement, je ne connaissais pas la série des Sacred. La critique de Sacred 3 (PlayStation 3 et Xbox 360) m’a donc permis de me lancer dans la série et, surtout, de découvrir des titres qui m’avaient complètement échappé. Ce fut une découverte toute en action et en rebondissement. Allons-y, décortiquons ce titre qui saura assurément capter l’attention d’une certaine tranche de joueurs.

Une trame narrative classique

Après plusieurs années de paix, une ombre plane de nouveau sur le monde d’Ancaria. Le cœur d’Ancaria, le symbole permettant d’avoir la mainmise sur le royaume, est en danger ; les forces de l’ombre tente d’y avoir accès. Cependant, les Seraphim l’ont caché, et les héros du titre ont pour objectif de le protéger coûte que coûte. Ils devront le faire alors que des hordes d’adversaires se lanceront littéralement sur eux. Bonjour la boucherie en devenir !

Comme om le voit, l’histoire n’est pas très originale. Elle est toutefois suffisamment intéressante pour nous garder dans l’ambiance – ce n’est pas parce que c’est une histoire « classique » que c’est nécessairement mauvais.

Des graphismes parfois ordinaires, parfois grandioses

sacred-3-flameshot.jpgLes graphismes sont parfois inégaux. Autant que nous sommes plongés dans des environnements superbes, autant on est quelque peu déçu de la facture globale visuelle. La chose qui est toutefois vraiment impressionnante au chapitre des graphismes est le soin apporté aux effets des pouvoirs des personnages. Ils sont véritablement plus grands que nature et apportent assurément une touche de grandiose à l’épopée proposée.

La jouabilité, la force du titre

Ainsi, les joueurs seront rapidement devant une jouabilité connue : le « Hack and Slash ». Sacred 3 nous met devant une forme de combat « à la Diablo » qui permet une prise en main rapide du jeu et qui donne aussi l’occasion au jeu de pouvoir exploiter une quantité astronomique d’adversaires. Le joueur se voit ainsi placé dans une situation où il voit non seulement beaucoup d’obstacles, mais il se doit d’utiliser une ribambelle de pouvoirs et d’armes afin d’en arriver à ses fins.

De ces pouvoirs, notons les esprits des armes (Weapons Spirits). Ces esprits donnent des améliorations spéciales à vos armes. Par exemple, l’esprit du dragon vous permettra de vous protéger contre certaines attaques de manière aléatoire, cependant, cela vous demandera un peu d’énergie. Bref, il y a beaucoup de possibilités en terme de customisation. Le joueur « minimaximaliste » trouvera assurément son compte dans les différentes possibilités qui lui sont offertes quand vient le temps de « construire » son personnage.

Une bande originale correcte

Sacred 3 offre un bande originale correcte. Ce n’est pas grandiose, et encore une fois ça ne révolutionne pas le genre, mais ce n’est pas désagréable à écouter non plus. Le tout va très bien avec le genre, mais ce n’est définitivement pas le genre de titre pour lequel je serais prêt à débourser des sous pour obtenir la bande originale. On ne m’offre pas assez d’originalité pour que je sente que ça en vaille la peine.

Aussi, j’ai remarqué qu’il y a parfois des décalages entre l’action et les sons qui y sont liés. Je n’ai toutefois pas pu confirmer si c’est le jeu qui était le problème, ou si c’était mon équipement qui faisait des siennes. Comme je n’ai pas constaté de problème ailleurs, je dirais que c’est le jeu qui est problématique, mais je laisse le bénéfice du doute aux développeurs.

Des limites au plaisir

Si le titre est tout de même intéressant, il est loin d’être parfait. En fait, plusieurs aspects de Sacred 3 sont dérangeants. Prenons les esprits des armes comme exemple. Si cela est intéressant en théorie, en pratique on sent que les développeurs ont eu un peu de difficulté à articuler le tout de manière convaincante. Ainsi, durant mes heures de jeu, je n’ai que très rarement changé les esprits de mes armes. En fait, il y a des esprits qui sont tellement dominants qu’ils paraissent le choix évident par rapport aux autres.

Cela est sans compter les (trop) nombreux bogues que j’ai pu expérimenter. Trop souvent, j’ai été incapable de ramasser des trésors juchés au sol, parce que le système était simplement bogué. C’est plutôt étrange de voir ce genre de bogue paraître alors que la formule de ce genre de titre est connue depuis maintenant belle lurette. On aurait pensé que les développeurs auraient pris le temps de bien peaufiner une mécanique importante du jeu avant de l’envoyer sur les tablettes.

Cependant, le gros bémol du jeu se situe au niveau de la façon dont on explore les niveaux. On a vraiment l’impression d’être dans un univers plutôt fermé. C’est très linéaire. Certes, la possibilité de jouer à plusieurs vient pimenter un peu le tout, mais on se lassera quand même rapidement de cliquer sur des adversaires, éviter des pièges et tourner des manivelles. Le tout serait définitivement plus intéressant si on sentait moins le fait que les personnages sont cantonnés dans des environnements où les choix n’existent virtuellement pas.

Conclusion

Vous pourrez avoir du plaisir avec Sacred 3 (PlayStation 3 et Xbox 360; cela dépendra surtout de votre étant d’esprit. C’est le genre de jeu idéal pour vous mettre le cerveau hors fonction, histoire de quelques heures. Il y a aussi quelques bons coups, notamment en ce qui concerne l’histoire. Bref, je vous suggère à tout le moins de l’essayer. Ce titre ne plaira pas à tous les joueurs, j’en conviens. Il saura par contre attirer l’attention de ceux qui sont des amateurs finis de titres « à la Diablo ». En ce sens, ces joueurs seront assurément charmés par une jouabilité efficace et, parfois, plus grande que nature.

Note globale : 3,5 / 5

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Benoit "Ben the Man" Gagnon est né nu et sans défense jusqu'au moment où il a découvert les jeux vidéo et la technologie. À ce moment, il s'est mis à découvrir un monde rempli de promesses et de découvertes. Depuis, il s'est intéressé aux jeux vidéo, aux technologies émergentes, à l'industrie technologique et à la sécurité.

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