
À bien des égards, Resident Evil Requiem ressemble à l’évolution parfaite de tout ce que la franchise Resident Evil a bâti au cours des 30 dernières années. Des tensions à caméra fixe de l’ère PlayStation originale aux épisodes axés sur l’action, en passant par la réinvention moderne à la première personne, la série n’a jamais eu peur d’expérimenter. Avec Requiem, Capcom rassemble toutes ces idées dans un ensemble cohérent et assuré. Le jeu marie l’horreur de survie atmosphérique à la première personne avec des combats explosifs à la troisième personne. Sur papier, ça ne devrait pas fonctionner avec des styles de jouabilité et des trames narratives aussi contrastés, mais l’ensemble s’imbrique étonnamment bien.
Le résultat est une expérience qui équilibre une tension à combustion lente avec une action cinématographique, à la fois nostalgique et moderne. Que vous soyez un fan de longue date ou que vous découvriez la série, Resident Evil Requiem propose une aventure d’horreur de survie soignée et techniquement impressionnante, qui s’impose comme l’un des épisodes les plus solides de la franchise à ce jour. Retournons à Raccoon City avec mon évaluation complète de Resident Evil Requiem sur la PS5 et la Nintendo Switch 2.

Détails de Resident Evil Requiem
Plateformes : PlayStation 5, PlayStation 5 Pro, Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2 et PC
Testé sur : PlayStation 5 Pro et Nintendo Switch 2
Développeur : Capcom
Éditeur : Capcom
Genre : Horreur de survie/Action
Modes de jeu disponibles : Campagne solo
Cote ESRB : M (Jeunes adultes 17 ans et plus)
Une histoire où deux destins s’entrecroisent
Requiem introduit une structure audacieuse à deux protagonistes centrée sur Leon S. Kennedy et la nouvelle analyste du FBI Grace Ashcroft. L’histoire débute avec Grace, et j’adore ce choix. Plutôt que de commencer avec un vétéran aguerri des zombies, le jeu nous plonge dans l’horreur à travers un regard neuf. L’introduction de Grace est lente, méthodique et dégoulinante d’effroi, un peu à l’image de Resident Evil 2. Le rythme est volontaire, presque étouffant. Les couloirs semblent trop étroits. Les ombres s’étirent, vous poussant à douter constamment de votre environnement. Le simple son de quelque chose qui bouge hors de votre champ de vision m’a fait me pencher vers l’avant plus d’une fois.

La perspective à la première personne de Grace
La perspective à la première personne de Grace mise fortement sur l’horreur psychologique. Au départ, je craignais que son approche plus lente et méthodique ne s’harmonise pas bien avec le style plus explosif de Leon. Pourtant, l’entrelacement de leurs récits est magistral. L’histoire alterne entre leurs points de vue, approfondissant à la fois l’intrigue et la tension. Grace met au jour des éléments de conspiration et des moments émotionnels qui donnent du poids aux segments plus spectaculaires de Leon. De son côté, Leon apporte contexte, élan et catharsis.
Sans révéler de détails majeurs, j’ai trouvé la trame émotionnelle étonnamment marquante. Une tonalité mélancolique plane sur l’ensemble, avec un sentiment de confrontation au passé, particulièrement pour Leon, forcé de retourner là où son histoire a commencé. L’écriture équilibre grand spectacle et moments plus introspectifs, et je me suis sincèrement attaché aux deux personnages à la fin.
Deux styles de jeu qui donnent une excellente expérience
Parlons expérience de jeu, car c’est là que Requiem brille véritablement. Dès que vous prenez la manette, il devient clair qu’il ne s’agit pas d’une expérience d’horreur de survie monotone. Resident Evil Requiem adopte plutôt deux styles de jeu distincts et, étonnamment, les fusionne en une aventure cohérente et palpitante.

L’horreur de survie à l’état pur avec Grace
Les sections de Grace se jouent idéalement à la première personne et privilégient un rythme plus lent, accentuant la tension de multiples façons. Son arc narratif, surtout au début, est franchement terrifiant. Je me laisse rarement effrayer (des années de jeux d’horreur, ça endurcit), mais certains sursauts de Requiem m’ont vraiment pris par surprise.
Une expérience Resident Evil classique
Sa jouabilité s’appuie sur les fondements classiques de l’horreur de survie : résolution d’énigmes, déverrouillage de portes et gestion minutieuse d’un inventaire limité. On a l’impression de retrouver le Resident Evil d’antan, filtré à travers une sensibilité moderne. Grace n’est toutefois pas sans ressources. Elle utilise un nouvel outil appelé « injecteur hémolytique », permettant des éliminations furtives instantanées et l’extraction de sang servant à fabriquer des objets essentiels comme des munitions. C’est une mécanique inédite, et l’utilisation du sang pour l’artisanat est un peu étrange, mais elle ajoute une dimension stratégique : prenez-vous le risque de vous approcher pour obtenir des ressources, ou économisez-vous vos rares balles en vous faufilant discrètement?
À certains moments, je me suis retrouvé accroupi derrière des meubles, retenant mon souffle, attendant que la trajectoire d’un ennemi massif change. C’est l’horreur de survie dans sa forme la plus pure.

Leon revient en force
Puis il y a Leon, qui propose une perspective à la troisième personne, des déplacements plus rapides et un arsenal varié. Sa fidèle hachette lui permet d’achever efficacement les ennemis, et il est même possible de ramasser des haches laissées au sol pour les lancer sur des menaces restantes. À un moment donné, j’ai brièvement manié une tronçonneuse et littéralement décimé un couloir rempli de morts-vivants. C’était cathartique à souhait, en contraste total avec l’approche prudente que je devais adopter avec Grace pour survivre. Leon n’est pas invincible, mais son expérience le rend nettement plus compétent.
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est la manière intelligente dont le jeu revisite les zones explorées auparavant avec Grace, à travers la campagne de Leon. Des espaces autrefois oppressants deviennent plus ouverts et orientés vers l’action. Impossible d’ouvrir certaines portes avec Grace? Leon les défonce à coups de hachette. Des zones que je traversais avec appréhension? Leon y fonce comme un char d’assaut. Le contraste est brillant et parfaitement dosé.
J’ai vraiment aimé cette dualité, qui maintient le rythme dynamique. S’il fallait formuler une critique, ce serait que les sections de Leon penchent parfois un peu trop vers le spectaculaire, réduisant légèrement la tension. Mais si vous avez aimé Resident Evil 4, vous serez comblé ici. Honnêtement? Après m’être caché sous des tables avec Grace, j’ai accueilli la tournée de revanche de Leon à bras ouverts.

Resident Evil Requiem propose des ennemis terrifiants
Requiem introduit certains des ennemis les plus angoissants de la franchise et fait même évoluer les zombies. Les morts-vivants ne sont plus « unidimensionnels » : ils conservent certains comportements et habitudes d’avant leur infection. Par exemple, ils peuvent balancer des objets ou tirer accidentellement avec une arme s’ils la tenaient au moment de leur transformation. J’ai même croisé un zombie qui se déplaçait de manière troublante et éteignait les lumières de façon aléatoire.

Mini-boss et traqueurs
Les ennemis imposants de type « traqueur » sont de retour sous différentes formes. L’un des premiers ennemis marquants ressemble à une avalanche de chair avançant lentement vers vous. Il remplit entièrement les couloirs, bloque les issues et vous force à repenser votre trajectoire. Il est presque impossible à éliminer facilement, et l’affronter directement est généralement une erreur. La meilleure option reste donc de le contourner… et de courir.
Avez-vous peur du noir?
On retrouve aussi une gigantesque femme de 12 pieds, aux yeux globuleux, qui se cache dans l’obscurité et surgit des plafonds. Votre seule véritable protection? La lumière. Le système d’éclairage dynamique transforme l’éclairage en refuge, et l’obscurité en danger immédiat. J’ai vécu des moments où je sprintais vers une pièce éclairée au bout d’un couloir plongé dans le noir absolu comme si ma vie en dépendait. Ces ennemis massifs évoquent la sensation d’être traqué, un peu comme le Tyran dans Resident Evil 2. La tension est à couper au couteau et rivalise avec les meilleurs moments de la série.

Graphismes et performance de Resident Evil Requiem
Sur PlayStation 5 Pro, Resident Evil Requiem est d’une beauté saisissante. Le RE Engine de Capcom offre des modèles de personnages hyper détaillés, des animations faciales réalistes et une narration environnementale atmosphérique remarquable. Au-delà de la fidélité visuelle, le niveau de finition est impressionnant. Il s’agit d’une expérience remarquablement optimisée du début à la fin.
Les performances sur PS5 Pro sont d’une fluidité exceptionnelle. Les temps de chargement sont presque instantanés, et le taux d’images par seconde demeure stable, même lors de séquences de combat intenses remplies d’effets de particules, d’éclairages dynamiques et d’ennemis en grand nombre. Le système d’éclairage mérite une mention spéciale, surtout dans les segments plus sombres et tendus de Grace, où les ombres s’étirent et bougent naturellement, tandis que les reflets scintillent avec un réalisme inquiétant.
Sur la version Pro, vous avez également le choix : activer le traçage de rayons complet permet au jeu de tourner en 4K à 60 images par seconde avec des reflets et une illumination globale améliorés, tandis que désactiver le lancer de rayons débloque des taux d’images plus élevés allant jusqu’à 120 images par seconde (en moyenne autour de 90 images par seconde) sur les écrans compatibles. Que vous priorisiez la fidélité visuelle ou une réactivité ultra fluide, Requiem s’impose comme l’une des expériences d’horreur de survie les plus impressionnantes techniquement à ce jour. C’est sans conteste un titre vitrine pour la famille de consoles PlayStation 5.
Impressions de Resident Evil Requiem sur Nintendo Switch 2
La version Nintendo Switch 2 est impressionnante à sa manière, bien qu’inévitablement limitée pour correspondre aux spécifications de la console. Les textures sont simplifiées et les environnements un peu moins nets. Toutefois, les performances demeurent fluides, et le facteur portabilité représente un énorme avantage pour vivre quelques frissons en déplacement. Profiter d’un tel niveau de fidélité en horreur de survie sur une console portable Nintendo reste un exploit technique notable. Le fait que l’expérience demeure en grande partie intacte — double campagne, intensité des ennemis et contrôles fluides — témoigne d’une optimisation solide.
Un héritage de 30 ans perfectionné
Alors que la franchise célèbre son 30e anniversaire, Resident Evil Requiem ressemble à une lettre d’amour à tout ce qui l’a précédée. Il fusionne des styles de jeu contrastés — horreur de survie et action spectaculaire — d’une manière qui ne devrait pas fonctionner, mais qui réussit pourtant brillamment. Plus important encore, l’expérience est satisfaisante. Voici Resident Evil à son apogée, sûr de lui et complet.
| Points positifs | Points négatifs |
| Les deux styles de jeu créent un rythme dynamique. | Certains pics de difficulté peuvent sembler abrupts, surtout lors des combats de boss. |
| Les combats sont percutants et satisfaisants, avec une belle variété d’armes et d’interactions environnementales. | Les ressources limitées pourraient frustrer les joueurs préférant une approche plus orientée vers l’action. |
| L’atmosphère est tendue, immersive et constamment dérangeante. | Quelques sections ralentissent légèrement le rythme lors de longues phases d’exploration. |
| Le contraste entre les personnages enrichit à la fois la narration et la jouabilité. | La navigation peut parfois manquer de clarté dans les environnements plus sombres. |
| La conception sonore et le souci du détail environnemental rehaussent chaque affrontement. |
Évaluation globale de Resident Evil Requiem
Expérience de jeu : 4,5/5
Graphismes : 4,5/5
Son : 5/5
Intérêt à long terme/Rejouabilité : 4,5/5
Note globale : 4,5/5 (90 %)
Requiem n’est pas seulement une célébration des 30 ans de la franchise. C’est une déclaration confiante sur l’avenir de l’horreur de survie, et ça m’enthousiasme sincèrement. En combinant exploration méthodique et tendue avec des combats explosifs et satisfaisants, il offre une expérience à la fois nostalgique et résolument moderne. Que vous soyez un habitué de Raccoon City ou que vous découvriez la série pour la première fois, il s’agit d’un incontournable qui prouve que Resident Evil demeure la référence en matière d’horreur de survie cinématographique.
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