Les histoires de science-fiction impliquant des robots assez intelligents pour dominer la race humaine sont assez courantes. Les terrifiants films de la série Terminator ou les inquiétants films de la série La Matrix sont de bons exemples de ce qui pourrait se passer dans un futur proche. Dans le jeu vidéo Detroit: Become Human, on incarne trois androïdes créés pour aider leur propriétaire dans les tâches de tous les jours à un moment précis où plusieurs androïdes commencent à ne plus respecter les règles…

Detroit: Become Human est développé par Quantic Dream et publié par Sony Computer Entertainement

Date de parution : 25 mai 2018
Style : Action-aventure
Plateforme : Playstation 4
Modes de jeu disponibles : solo
Classement ESRB : M (Pour mature, 18 ans et +)
Langue d’exploitation : Français et anglais

L’histoire se déroule en 2038 dans la ville de Détroit au États-Unis où le taux de chômage atteint 37,3%. Ce détail sur l’emploi peut paraître anodin, mais puisque les androïdes font parti courante de la vie des Américains depuis 10 ans, plusieurs d’entre eux n’apprécient pas la présence de ces derniers.

Il est facile de comprendre pourquoi! Ces derniers, d’apparence humaine, peuvent accomplir plusieurs choses dont l’humain normal n’est pas capable de faire, ou du moins, qu’il ne veut pas faire…

Trois androïdes étrangement attachants.

Lors du jeu, on incarne trois personnages dont Connor, un androïde policier dernier modèle, qui doit être capable de prouver son efficacité sur des scènes policières impliquant des androïdes n’ayant pas respecter leur programme interne. Ce dernier doit aussi régulièrement confronter son collègue humain qui n’aime pas vraiment les androïdse. Connor doit donc démontrer à son collègue qu’il peut lui faire confiance. C’est en cherchant des sujets de discussions tout en faisant un travail sans reproche qu’il pourra peut-être y arriver…

On contrôle aussi Kara, un androïde d’apparence féminine, qui a été acheté par son propriétaire afin de faire le ménage tout comme s’occuper de sa fille Alice. Mais lorsque Kara se fait dire de ne pas bouger tout en sachant que Alice se fera maltraiter par son père, cette dernière est confronté à respecter l’ordre de son maître, ou de l’ignorer et sauver Alice…

Quant au troisième, Markus, ce dernier s’occupe de son maître, un riche artiste en fin de vie qui a besoin de soins et d’aide à domicile. Mais lorsque l’androïde est attaqué par le fils de son maître grandement jaloux de ce dernier, il est confronté à se défendre pour pouvoir protéger son maître en retour, ou d’écouter celui-ci qui lui dit de ne rien faire…

Même si les histoires de chacun des trois personnages est régulièrement entrecoupés entre elles, il est facile de comprendre ce que les androïdes font pour leur maître, mais surtout de ressentir la relation que les humains ont avec leur «machine». C’est cet aspect qui rend les histoires de chacun des androïdes aussi attachantes. J’ai eu l’impression d’être à leur place, et que la logique dont ils font preuve et qui provoque des incohérences dans leur système est parfaitement comprise et ressentie.

Une expérience cinématographique impressionnante qui comble une jouabilité presque absente.

Tous comme les précédents titres que Quantic Dream a fait, le jeu mise plus sur une aventure cinématographique plutôt que sur une jouabilité originale. Cela n’en fait pas un mauvais jeu pour autant, et c’est même tout le contraire. Detroit: Become Human est un jeu dont le graphisme est à couper le souffle. Dès le début du jeu, on constate à quel point ce dernier profite de la capacité de la Playstation 4. Le visage de l’introductrice est si réelle que j’ai eu peine à croire qu’il s’agissait réellement d’un jeu vidéo.

Mes attentes ont vites augmentées, et je ne fus que quelques fois déçu. Oui, malgré la qualité extraordinaire que Quantic Dream a accordé aux visages des personnages, cette dernière a été moins attentive à d’autres détails dont les mains qui souffrent grandement d’un manque de polissage. Peut-être que le tout sera arrangé par une mise-à-jour?

Pour la jouabilité, la seule chose qui peut différencier des autres jeux de la compagnie est que puisque l’on incarne des androïdes, ces derniers sont dotés de capteurs de toutes sortes. On peut donc peser sur une touche afin d’activer un filtre qui détectera les endroits que l’on peut y avoir une interaction. Le tout peut inclure de petits détails comme le nom d’un humain, ce qui se trouve sur son bureau, ou même le type de drogue trouvé sur un corps.

On peut aussi restituer une scène selon les éléments sur place. Leur système d’analyse est si précis que l’on peut contrôler l’angle de vue et ainsi analyser un court vidéo représentatif de l’action qui s’est produit. À certain moment, on pourra faire des analyses de plusieurs possibilités d’actions avant même de les faire. Par exemple, Markus devra regarder les possibilités pour sauter à divers endroits sans se blesser. On peut donc analyser les options et voir si ce dernier peut les faire. J’ai aimé ce côté d’enquête et d’analyse qui m’a un peu fait penser à la série Batman Arkham.

J’ai par contre moins aimé le jeu de caméra. L’angle de caméra peut être contrôlé, mais il ne reste que ce dernier change tout seul à certain endroit. De ce fait, ce changement drastique m’a souvent fait faire tourner le personnage en rond pendant quelques instants. Je crois que le jeu aurait dû contrôler le personnage quelques secondes le temps que je m’habitue à l’angle et de ne pas faire tourner mon personnage pour rien.

Pour le reste, les «quick time event» sont nombreux mais pas constants. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de manquer de peser sur le bouton affiché à l’écran puisque le tout fut demandé soudainement pendant un temps assez long sans que rien ne se passe. Puisque ces derniers peuvent influencer le reste de l’histoire, j’aurais aimé un peu plus de temps afin de peser sur le bon bouton.

Lorsque chaque choix influence l’histoire.

Ce que j’adore des jeux de Quantic Dream est que chaque geste peut influencer l’histoire. Dans Detroit: Become Human, il est possible de refaire le chapitre dès que celui est terminé afin de modifier nos choix et pour constater le résultat des actions que l’on a pas fait. Je n’ai pas réellement osé le faire pendant ma partie puisque je voulais voir le résultat de toute ma première expérience.

Il existe des graphiques qui indiquent tous les choix que l’on a fait face et le résultat de ce que notre décision a engendré. J’ai adoré constater toutes les possibilités que le jeu peut offrir. Chaque expérience de jeu peut être différente. L’histoire d’un ami peut alors différencier de la mienne. J’ai toujours trouvé le tout fascinant et Detroit: Become Human est tout simplement un délice à ce niveau puisque je suis affamé de connaître toutes les possibilités que je n’ai pas vu.

Le jeu propose parfois des questions sur nous-même afin de comptabiliser le tout et le comparer avec les autres joueurs. J’ai pu alors constater que je fais parti des 70% des joueurs qui croient que les machines développeront éventuellement une conscience. Un sondage très intéressant qui indique si mon opinion est semblable aux autres.

Impressions générales

Ce jeu aux allures presque post-apocalyptiques m’a beaucoup troublé. Il représente l’homme moderne qui dépend beaucoup de la technologie. Cette dernière le rend paresseux, et lorsqu’elle fait ce qu’il ne veut pas faire, ce dernier critique de ne plus rien avoir à faire… De ce fait, ce n’est pas surprenant de constater que les androïdes sont utilisés pour représenter des enfants et même des animaux disparus…

Mon expérience avec Detroit: Become Human fut celle qui a eu le plus d’impact dans tous les jeux de Quantic Dream. Je ne m’avais jamais douté que j’aurais de la pitié pour des machines et encore moins des machines dans un jeu vidéo… Une histoire à vivre et à revivre, avant qu’elle ne devienne réalité!

+ Un graphisme suréel.
+ La possibilité de rejouer et de choisir différents choix.
+ Le message fascinant et déchirant sur l’homme et sa dépendance envers la technologie.

– L’angle de caméra qui joue parfois quelques tours.
– Les «quick time event» durs à suivre.

ÉVALUATION GLOBALE

Expérience de jeu : 4.75/5
Graphisme : 5/5
Son : 5/5
Durée d’intérêt/Rejouabilité : 5/5

Note globale :  ( 98,75%)

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Merci à Playstation Canada pour la copie média ayant permis de réaliser ce test.

Les images illustrant cet article proviennent de ma partie sur Playstation 4.

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