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Retour d’un classique : le jeu d’action à défilement horizontal en 2D
Lorsque Keiji Inafune, illustrateur en chef et concepteur des personnages de la série Mega Man pendant l’ère de la Nintendo et de la Super Nintendo, a annoncé Mighty No. 9, j’avais de la difficulté à en croire mes yeux et mes oreilles. Après qu’il ait quitté Capcom plusieurs années auparavant pour démarrer sa propre compagnie, j’étais euphorique d’apprendre que l’un de ses projets serait essentiellement le successeur spirituel des jeux Mega Man que je chéris tant.

Financé par Kickstarter, Mighty No. 9 se base sur les meilleurs éléments des classiques jeux d’action de 8 et 16 bits à défilement horizontal en 2D, et injecte une mécanique fraîche, la technologie moderne et l’implication des amateurs pour bâtir un jeu à la fois familier et unique. Joignez-vous à Beck, un garçon robot très coloré alors qu’il doit découvrir qui est derrière un virus informatique terriblement diabolique qui menace le sort de la planète et qui fait en sorte que les robots pètent les plombs.

Détails du jeu

MightNo9_.jpgPlateformes : Xbox One, PlayStation 4Wii U
Date de sortie : 21 juin 2016
Développeur : Comcept, Inti Creates
Éditeur : Deep Silver
Genre : Action, plateforme
Modes de jeu : Solo, multijoueur
Cote ESRB : E10 (pour toutes les personnes de dix ans ou plus)

Des robots déchaînés

Mighty No. 9 se déroule dans un avenir où les avancées en robotique ont confiné la violence au Colisée des combats. En cette ère de prospérité et de paix, le Colisée des combats est le théâtre de magnifiques duels entre robots combattants. Cependant, un jour, une cyberattaque survint lors d’une compétition, ce qui infecta ces robots combattants avec un virus informatique qui les rendit fous et incontrôlables.

Alors que le virus se répand rapidement parmi les robots à travers les États-Unis, la plus grande fabrique d’équipement robotique du monde rejette la faute du soulèvement sur un scientifique emprisonné du nom de Dr. Blackwell. Sidérés par cette accusation, deux jeunes professeurs nommés Dr. White et Dr. Sansa rassemblent une équipe pour trouver qui est vraiment derrière cette cyberattaque. Vous incarnez Beck, le neuvième d’une lignée de robots puissants, et le seul robot qui n’est pas infecté par le mystérieux virus informatique.

Franchement, Mighty No. 9 ne gagnera pas d’Oscar pour son scénario et ça m’est égal. L’histoire de Mighty No. 9 sert à vous donner un bref contexte pour expliquer pourquoi le monde est dans le chaos et une raison d’accomplir certaines tâches semblables à celles de la franchise Super Mario BrosMighty No. 9 se concentre sur l’expérience de jeu et vous donne une trame narrative supplémentaire qui n’est là que pour compléter l’expérience globale.

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Amateurs de jeux de plateforme de la vieille école, réjouissez-vous!

Dans la peau de Beck, vous allez courir, sauter, tirer et vous frayer un chemin à travers les 12 niveaux d’action et de combats de fin de niveau. Après avoir complété le tutoriel de Mighty No. 9, avec lequel j’ai pu assimiler les commandes et le système de combos qui me permet de courir plus vite et d’infliger plus de dommages avec mon arme, on m’a jeté dans la mêlée. Après quelques minutes de jeu, c’était facile de constater la grande influence des jeux des années 80 et les gros défis qui leur sont propres dans Mighty No. 9.

C’est que Mighty No. 9 vous donnera l’envie de vous arracher les cheveux de frustration lorsque les ennemis vous terrasseront d’une simple attaque, et de sourire après que vous ayez battu l’un de ces mêmes ennemis inopportuns; c’est une relation amour-haine. Un truc pour ceux qui viennent tout juste de commencer, allez dans les paramètres et augmentez la quantité de vies que vous obtenez par partie à neuf; vous me remercierez plus tard. J’aime vraiment la manière dont les niveaux de Mighty No. 9 ont été conçus; on les a créés de manière à ce qu’ils s’enchaînent avec fluidité et offrent un défi digne de ce nom. La plupart du temps, je trouvais que je pouvais facilement parvenir au combat de fin de niveau après quelques parties.

J’ai aimé la liberté que Mighty No. 9 m’a donné; je pouvais battre les huit ennemis du jeu dans l’ordre que je voulais. Chaque ennemi de Mighty No. 9 a une habileté spéciale, allant de l’arsenal électronique à la production de feu en passant par les tactiques d’espionnage, pour en nommer que quelques-unes. Après avoir battu un ennemi, vous obtenez son habileté spéciale et j’ai vite appris que chaque ennemi a sa propre faiblesse contre une habileté spécifique.

Ce sont les robots fous et incontrôlables de Mighty No. 9 qui vont vous faire perdre les pédales. Si vous foncez toutes armes dehors en pensant que vous éliminerez l’ennemi en quelques tirs, alors vous vous mettez le doigt dans l’œil. Vous devrez être à l’affût de toute routine qu’ont ces ennemis formidables tout en les combattant, et cela signifie jouer contre les ennemis à maintes reprises jusqu’à ce que vous découvriez leurs routines. Une fois que vous avez appris leurs routines, vous serez en mesure de les battre avec quelques attaques et esquives placées au bon moment.

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Des graphiques propulsés par Unreal Engine et assortis d’une bande sonore rétro

Pour propulser ses effets visuels, Mighty No. 9 utilise le moteur de jeu vidéo Unreal Engine d’Epic dont on s’est déjà servi dans des jeux de catégorie AAA tels que Gears of WarBioshock, et Mass Effect. Même si les graphiques de Mighty No. 9 ne sont pas du même calibre que les jeux de catégorie AAA mentionnés ci-dessus, ce jeu, qui était un projet financé par Kickstarter et développé par une petite équipe, a son propre charme singulier et un style que j’ai appris à aimer.

Même si Mighty No. 9 a changé d’apparence depuis son dévoilement initial, surtout en raison du fait qu’il a été conçu pour une vaste gamme de consoles, il a une résolution de 1080p et une vitesse de 60 images/sec sur la Xbox One et la PlayStation 4. J’ai trouvé déroutant que ce jeu, même sur les puissantes Xbox One et PlayStation 4, souffre à l’occasion de problèmes de fréquence d’image et de déchirement d’écran. Pour être honnête, après trois années de développement, je m’attendais à un peu plus de la part Keiji Inafune et son équipe sur cet aspect.

Des doubleurs donnent vie à tous les personnages de Mighty No. 9, et la plupart du temps, ça ajoute plus de profondeur aux personnages et au monde qui vous entoure. Mighty No. 9 met en vedette la musique d’une myriade de compositeurs de jeux japonais qui complémente très bien l’action à l’écran. J’ai été surpris de découvrir dans les paramètres une option qui permet d’ajouter à la musique un style d’inspiration 8 bits rétro. J’ai vraiment adoré ça et ça m’a évoqué des souvenirs du temps où je jouais sur la Nintendo.

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Anarchie mécanique en mode multijoueur
Mighty No. 9 offre deux modes multijoueurs en ligne. L’un des modes multijoueurs en ligne est un mode défi coop en ligne qui se joue à deux. Ce mode contient plus d’une douzaine de missions différentes, telles que d’atteindre un but à temps, que vous pouvez jouer avec un ami en ligne. Un joueur joue Beck et le second joueur, Call, l’héroïne robotique de Mighty No. 9. Même si l’idée derrière ce mode est bonne, j’ai remarqué que je finissais par être évincé de l’écran lorsque mon « coéquipier » en ligne continuait de progresser sans moi. En revanche, jouer avec un ami qui travaille en équipe a rendu l’expérience beaucoup plus plaisante.

Le deuxième mode multijoueur en ligne permet d’affronter une autre personne dans des courses en ligne. Le but est simple, parvenez à la fin du niveau le plus vite possible et obtenez des points bonis lorsque vous tuez des ennemis en cours de route. Dans ce mode, vous ne partagez pas l’écran comme vous le feriez dans le mode défi, ce qui en a fait mon mode en ligne préféré dans Mighty No. 9. Malgré le fait que le niveau de difficulté de ces modes multijoueurs est loin d’égaliser celui d’un mode d’histoire solo, c’était un changement de rythme agréable.

Si vous comptiez acheter Mighty No. 9 juste pour jouer en ligne, je ne peux pas vraiment vous le recommander. Par contre, si vous avez fini le mode histoire solo, ça vaut vraiment la peine d’investir du temps à l’essai des composantes en ligne.

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Des tonnes de modes de jeu et un module d’extension gratuit

En plus du mode histoire et des modes multijoueurs en ligne, Mighty No. 9 comprend un mode défi solo, mode ennemi chrono, des modes de difficulté supplémentaires à débloquer et des tableaux de classement en ligne. Mon mode préféré parmi tous ces modes est de loin le mode ennemi chrono. Vous devez battre les ennemis du jeu, les uns après les autres, aussi vite que possible. Même si c’était parfois frustrant, j’avais pris goût à y revenir encore et encore pour battre mon dernier record.

Le module d’extension RAY en prime, inclus dans la version de détail de Mighty No. 9 permet de jouer une histoire exclusive du point de vue de Ray. Il s’avère que Ray est un robot prototype instable qui doit se nourrir constamment d’autres robots pour survivre. Cet élément est incorporé à l’expérience de jeu par le biais de votre santé qui ne cesse de diminuer à mesure que vous progressez à travers les niveaux. Vous regagnez un peu de santé perdue en mangeant un robot ennemi, mais votre santé maximale se réduit à votre quantité de santé restante si vous êtes touché, ce qui rend l’achèvement d’un niveau parfois difficile.

Même si le côté original de Ray a l’air bien à l’écrit, il ne l’est plus tellement quand vient le temps d’affronter des ennemis; vous êtes pris à vous battre au corps-à-corps et les points de santé de vos ennemis battus sont votre seule chance de récupérer les vôtres. En somme, j’ai aimé jouer Ray puisqu’elle offrait un style de jeu différent de celui de Beck, et c’était plus intéressant de découvrir ses origines que de jouer au mode histoire solo du jeu.

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Une édition spéciale à collectionner

Si vous aimez le design de personnage de Beck autant que moi, vous devriez prendre l’édition signature Mighty No. 9 pour Xbox One ou PlayStation 4. Cette édition spéciale n’inclut pas seulement le jeu, mais aussi une figurine de Beck de 6,5 po ayant un numéro de série, trois visages interchangeables et une copie de l’autographe du créateur du jeu, Keiji Inafune, sur le boîtier. Tout à fait génial!

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Conclusion

Si vous êtes à la recherche d’un jeu qui vous en donne pour votre argent, Mighty No. 9 vous conviendra à coup sûr. J’ai aimé le design des personnages et l’expérience de jeu parfois frustrante. Les combats de fin de niveau m’ont ramené au temps où la stratégie était reine, et qu’on devait apprendre soigneusement les routines et attaquer au bon moment. Le module d’extension RAY ajoute un défi unique à l’expérience de jeu et il m’arrivait d’y prendre plus de plaisir qu’avec le mode histoire solo.

+ Design de personnages unique
+ Offre tout un défi
+ Doublage qui donne de la profondeur aux personnages

– Le temps de chargement peut durer jusqu’à 30 secondes
– Le défi pourrait être trop difficile à relever pour certains
– Modes en ligne sans grande inspiration

LES NOTES

Expérience de jeu : 3,5/5
Graphismes : 3,5/5
Son : 3,5/5
Durée d’intérêt/Rejouabilité : 3,5/5

Note globale : 3,5/5 (70 %)

Obtenez Mighty No. 9 pour la Xbox One

Obtenez Mighty No. 9 pour la PlayStation 4

Obtenez Mighty No. 9 pour la Wii U

Obtenez l’édition signature Mighty No. 9 pour la Xbox One 

Obtenez l’édition signature Mighty No. 9 pour PlayStation 4 

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Jon Scarr
Jon Scarr compte plus de 30 années d’expérience dans l’industrie des jeux vidéo et est joueur depuis avant l’ère du NES. En tout, il a plus de 27 000 abonnés sur les réseaux sociaux, et obtient en moyenne 150 000 impressions par mois en tout (blogue personnel, Vine, Twitter, Twitch et Instagram). Visitez le site Web de Jon, 4ScarrsGaming, où il discute de tout et de rien au sujet des jeux vidéo.

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