Servant de préquelle à Until Dawn, Supermassive Games mise gros avec The Inpatient en nous l’offrant en exclusivité pour la PlayStation VR. Le jeu de réalité virtuelle raconte les événements ayant provoqué la fermeture du sanatorium de Blackwood Pine en 1952. Pour les fans de cette franchise, il est intéressant de participer à ce qui s’est passé dans l’institution visitée par Mike dans le jeu de 2015. Êtes-vous prêt à affronter vos cauchemars ?

The Inpatient pochetteThe Inpatient est développé par Supermassive Games et publié chez Sony Computer Entertainment

Date de parution : 23 janvier 2018
Styles : Horreur / réalité virtuelle
Plateformes : PlayStation 4 (exclusivité PSVR)
Mode de jeu disponible : solo
Classement ESRB : M (Mature, 17 ans et plus)
Langue d’exploitation : Jeu disponible en français

Catastrophe à Blackwood Pine

Nous voici accueilli comme patient au sanatorium de Blackwood Pine. Amnésique, le chef de l’institut, Jefferson Bragg, nous pose une série de questions afin de déclencher des souvenirs. Devant nos yeux, deux choix s’affichent en lien avec notre état d’esprit. On répondra avec confiance, méfiance, curiosité ou mépris.

InPatient image 1Grâce au casque PSVR, on profite du micro de la Caméra Playstation pour répondre de vive voix. Jouant dans une pièce silencieuse, ça fonctionne bien ! J’ai même trouvé que l’immersion était amplifiée par cette opportunité d’interaction.

En apprenant ce qui se déroule entre les murs du sanatorium, on se rend compte que l’heure est grave. Les expériences effectuées nous font faire des cauchemars, mais la réalité est tout aussi horrible. On fait face à une situation d’urgence où il faut s’échapper de l’établissement, ou alors c’est la fin.

Une mécanique de déplacement confortable

On se déplace avec la manette DualShock mais j’ai préféré l’immersion des manettes PlayStation Move qui simulent nos bras. On marche en appuyant sur le bouton Move gauche et on tourne avec celui de notre main droite. Quand on marche, c’est lent et fluide. Mis à part si je bouge beaucoup la tête durant mon déplacement, je ne ressens presque pas de malaise. La manière qu’ont trouvé les développeurs pour nous faire progresser fonctionne. Et lorsqu’on atteint la fin de la scène, un écran noir nous amène vers la scène suivante, comme si on passait de la fiction à la réalité, ou l’inverse.

InPatient image 3Ceci dit, le jeu se déroule dans un environnement qui a pour objectif de créer un malaise. Toutefois, je me rends compte qu’avec The Inpatient, ce ne sont pas les images qui me stressent mais les sons entendus durant mon exploration. Quand c’est silencieux, c’est louche. En faisant un pas dans la bonne direction, des sons se font entendre. Devenant intenses, ils vont s’accentuer et c’est ça qui me rend nerveuse. J’ai toujours peur que quelque chose me saute au visage. Au point où j’ai fait une partie du jeu sans écouteurs, seulement avec le son du téléviseur. En étant détachée par rapport à ce que j’entendais, je n’avais pas de mal à avancer. Oui je l’avoue, je suis peureuse dans ce genre de jeu où l’ambiance est développée pour nous donner la trouille.

Retour de l’effet papillon

L’effet Papillon qu’on a connu avec Until Dawn revient afin de personnaliser notre expérience. J’ai reconnu les papillons bleus apparaissant quand la suite de l’histoire atteint un point déterminant. Nos réactions vont influencer le comportement des autres à notre endroit. Par exemple, j’ai appris que ma compagne de chambre a quitté suite aux échanges que j’ai eus avec elle. Dur à dire par contre comment cela affecte l’issue du jeu, qui est somme toute linéaire. Toutefois, le nombre de personnes survivantes à la fin du jeu pourrait changer selon nos dernières actions.

Un scénario qui ne fait qu’en gratter la surface

InPatient image 6L’histoire se passe soixante ans avant les événements vécus par notre groupe de jeunes adultes dans le jeu de 2015. On apprend ce qui s’est passé lors de l’accident des mineurs qui ont été transportés au sanatorium, puis des tests qui ont été faits sur eux. Malgré tout, on ne fait qu’en gratter la surface. Les événements sont racontés rapidement et on trouve des bribes d’informations supplémentaires en explorant les lieux. Je n’ai jamais vraiment senti que je faisais partie de l’histoire autour de Blackwood Pine, mais plutôt que j’en étais témoin. Je me sentais impuissante face à ce que je voyais au fil de l’aventure.

Un jeu sombre qui manque un peu de finition

Au niveau graphique, j’ai joué à The Inpatient sur ma PlayStation 4 standard alors naturellement, l’image est recalibrée en 720p pour le casque PSVR. Les images nous plongent dans une institution sombre, la plupart du temps vieillie et sale. La portion cauchemardesque nous enveloppe d’une brume verdâtre inquiétante où tout est toujours un peu flou. Cette pénombre généralisée fait aussi que je vois un genre de filtre en permanence dans ma lunette.

Or, les personnages principaux ont de bonnes animations. Ils bougent bien et j’arrive à voir leur réaction quand on leur parle. Les environnements larges comme les pièces à aire ouverte, la chapelle qu’on voit de loin et la montagne à l’arrière-plan sont crédibles. Par contre en y regardant de près, on remarque que certains manquent de finition.

J’ai aussi aimé quelques images spécifiques dont celle-ci qui révèle l’ombre de celle qui nous suit dans nos rêves. Le cerf étant un symbole prédominant dans le jeu, apercevoir des bois en ombrage au sol m’a fascinée.

Impressions générales

J’étais curieuse de jouer à The Inpatient. J’espérais y trouver un jeu consistant, complet et immersif grâce à la réalité virtuelle. Malgré sa longueur qui dure quelques heures à peine, on peut être encouragé à y retourner. Grâce à l’effet papillon influençant le cours du scénario, les fans pourront vouloir expérimenter les autres avenues du jeu dont la finale pourrait changer le destin de votre héros.

Le jeu d’horreur est très niché et s’adresse à ceux qui peuvent supporter des sursauts occasionnels et un certain inconfort dû à la situation de notre personnage. Porter un casque de réalité virtuelle comme le PlayStation VR amplifie cette expérience car il nous place aux premières loges de l’aventure. Je suis contente d’être passée au travers du jeu mais une fois fut suffisante, du moins pour le moment.

+ Les sections de cauchemar sont stressantes
+ Pouvoir répondre de vive voix
+ Plusieurs voies possibles dans le déroulement du scénario

– Une histoire prévisible
– Courte expérience de jeu
– Très niché comme style de jeu, encore plus en réalité virtuelle !

ÉVALUATION GLOBALE

Expérience de jeu : 3,5/5
Graphisme : 3/5
Son : 4/5
Durée d’intérêt/Rejouabilité : 2,5/5

Note globale : 3,25/5 (68 %)

Procurez-vous The Inpatient pour la PlayStation VR

Merci à PlayStation pour la copie média ayant permis de réaliser ce test.
Les images illustrant cet article proviennent de ma partie sur PlayStation 4 en édition standard prises avec le casque de réalité virtuelle Playstation VR.

LAISSER UNE RÉPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here