Le jeu d’action à la troisième personne Dead Rising 4 revient aux sources de la franchise avec le retour du photojournaliste Frank West. Ceci entraîne naturellement un jeu irrévérencieux, violent et plein d’hémoglobine. Une joie à parcourir sous le thème festif du temps des Fêtes, n’est-ce pas?

dead-rising-4-pochetteDead Rising 4 est développé par Capcom Vancouver et publié chez Microsoft Studios.

  • Date de parution: 6 décembre 2016
  • Style: Action
  • Plateformes: Xbox One / PC
  • Modes de jeu disponibles: solo / multijoueur en ligne
  • Classement ESRB: M (Mature, 17 ans et plus)
  • Langue d’exploitation: Jeu disponible en français

Willamette en proie à l’émergence d’une nouvelle infestation

Maintenant professeur en photographie, Frank West est entraîné par son étudiante Vickie Chu sur une base militaire désaffectée où il semble s’effectuer des expérimentations secrètes. Toujours en proie à des cauchemars en lien aux événements vécus seize ans auparavant à Willamette au Colorado, Frank s’aperçoit que ce n’est pas terminé. Une infestation de zombie émerge sous le couvert du Pentagone. Il enquête pour faire la lumière sur cette nouvelle souche d’une épidémie dévastatrice.

Une mécanique de jeu amusante

Comme à son habitude, le plaisir de jouer à Dead Rising 4 est de pouvoir utiliser tout ce qui nous tombe sous la main et s’en servir contre nos assaillants. On ramasse trois types d’armes, soit ceux pour les combats rapprochés, les projectiles à lancer et les armes de tir. Avec un choix quasi sans limite, je prends soin de renouveler mon arsenal aussitôt qu’une arme brise ou quand j’en croise une de meilleure qualité. Trouver les plans pour combiner les objets permet de fabriquer des perles en termes d’outils créatifs. Frapper avec une hache explosive, une épée qui gèle des ennemis sur place et lancer des feux d’artifices dans la tête de zombies à l’aide d’une arbalète est assez amusant.

Les zombies arrivent par centaines, voire par milliers. Impossible d’en venir à bout. Je dois alors me frayer un chemin vers l’endroit désigné pour mon prochain objectif. La ville n’est pas grande mais il y a tellement de détours qu’on peut s’y perdre si on ne consulte pas la carte. Même le centre commercial est truffé de couloirs qui dans la réalité, occasionneraient bien des appels d’enfants égarés!

Bien vite, on s’aperçoit que ces créatures ne sont pas notre réel ennemi. Le groupe paramilitaire Obscuris garde les lieux religieusement et les vivants sont parfois bien plus à craindre que les morts-vivants. Armés jusqu’aux dents, ils se feront une joie de nous transpercer la peau avant qu’on ne puisse découvrir de quoi il en retourne.

exosuiticepowerupLe nouveau gadget de Frank

La nouveauté apportée à Dead Rising 4 est l’exosquelette, cet habit militaire décuplant notre puissance pour quelques minutes. Quand on le revêt, on peut manier des armes surpuissantes et autres objets lourds comme un sapin de Noël, un canon ou encore les parcomètres qu’on peut arracher de leur socle pour battre nos ennemis. C’est assez spectaculaire et très efficace.

Frank, photojournaliste

L’appareil photo est équipé de deux lentilles spéciales permettant de voir dans le noir et révéler la présence de sang et d’empreintes digitales sur place. Agissant comme photojournaliste, j’ai bien aimé les sessions d’enquête. Les découvertes qu’on y fait enrichissent l’histoire et rendent l’aventure intéressante à mes yeux. En dehors de l’enquête, je m’amusais follement à prendre des clichés de tout ce que je voyais. Il est même possible de faire un égoportrait avec Frank, dont je peux changer l’expression faciale à volonté.

On évolue dans un monde ouvert où les nombreuses quêtes secondaires nous aident à progresser. Mon habitude dans ce type de jeu m’a porté à faire des arrêts obligés en route vers ma prochaine mission mais j’aime ce type de défi. Ils ne sont pas très difficiles et les récompenses renforcissent les compétences de mon héros. En sortant, assurez-vous d’avoir un véhicule à portée de main, quel qu’il soit. Écraser du zombie est efficace et donne des centaines de points d’expérience. C’est également la manière la plus sûre de se balader sans craindre de se faire mordre.

Dans l’ambiance des Fêtes

Il est complètement surréel d’entendre la musique des Fêtes quand on navigue dans les menus. On y entend des airs connus en version « musique de centre commercial ». Il n’y manquerait que les flocons tombant du ciel et on serait dans la satire complète. Même si la variété est limitée à quelques chansons seulement, il m’est arrivé de laisser le menu ouvert juste pour les écouter.

Côté graphique, les cinématiques sont correctes. L’animation d’introduction à la manière d’un conte de Noël est charmante et les décors enneigés de la ville du prologue sont très bien rendus. Je suis toutefois déçue du graphisme dans la portion jouable qui elle, manque de finition. Il y a de flagrants bogues de textures et quelques ennemis sont restés coincés dans des murs mais heureusement, rien qui n’a entaché ma partie. Je me suis fait aux abris d’urgence que j’ai sauvés de l’invasion zombie qui s’avèrent identiques dans leur design. Autant pour les divisions que les éléments de décor, on remarque par exemple le banc d’entraînement avec haltère qui se trouve à la même position dans ceux que j’ai visités.

Un jeu sans prétention

En multijoueur, on va trucider du zombie avec trois autres joueurs à travers quatre chapitres débutant dans l’enceinte du centre commercial de Willamette. J’y ai fait quelques parties rapides et le temps passé dans les décors familiers présentés dans un autre contexte est amusant. Avec les missions à compléter, j’ai rarement fait deux fois la même chose…et me suis perdue allègrement dans les couloirs du complexe. J’adore savoir que les joutes sont brèves et déverrouiller les chapitres un à un me donne quand même le sentiment d’une progression. Finalement, pouvoir jouer en équipe et non pas en compétition avec les autres est un style de jeu qui me plaît.

dr4_blambowMême avec un scénario n’est pas sérieux, Dead Rising 4 comporte assez de contenu pour y passer du bon temps. En plus des missions, on croise des quêtes secondaires, une multitude de journaux à collectionner et les enquêtes à mener changent la routine. Cela en fait un excellent titre à prendre sans prétention, mais plutôt comme un joyeux défouloir. Célébrant les dix ans de la série, je dirais qu’à cette période de l’année, on a un beau cadeau entre les mains de la part de Capcom Vancouver.

+ Le retour de Frank West, absent du titre précédent

+ L’humour déjanté du scénario

+ Pouvoir utiliser tout ce qui nous tombe sous la main

+ L’ambiance des Fêtes rend le tout surréel

– Un graphisme qui manque de finition

Verdict

  • Jouabilité: 3,5/5
  • Visuel: 3/5
  • Audio: 4/5
  • Durée de vie potentielle: 3,5/5

Note générale: 3,5/5 (72%)

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