Vous avez fait la décision de vous procurer un nouveau drone et vous êtes excité de le faire voler comme bon vous semble. Malheureusement pour certains et heureusement pour d’autres, Transports Canada a mis à jour les règles sur les drones au Canada. Probablement comme moi, vous allez trouver qu’elles sont un peu intenses mais je crois que c’est important de bien les connaître avant de se lancer dans les airs.

Le 13 mars dernier, le ministre des Transports fédéral Marc Garneau a annoncé ces nouvelles règles. Mais pourquoi donc? On a tous entendu parler d’histoire d’horreur de drones perdus ou qui se sont ramassés au mauvais endroit au mauvais moment. C’est donc sans surprise que la sécurité aille été un des premiers arguments nommés pour la révision de ces règles. Pour le moment, elles seront en place pour les douze prochains mois mais il est possible qu’il y aille certaines révisions d’ici là.

 

Quels drones sont concernés?

Aucun doute, le gouvernement ratisse large avec leurs nouvelles règles. Tous les drones pesant entre 250 grammes et 77 livres sont visés avec cette régulation ou finalement pratiquement tous les drones disponibles.

Mais en quoi consistent ces règles? En voici un petit aperçu:

  • Vous n’avez pas le droit de voler plus de 90 mètres dans les airs.
  • Vous n’avez pas le droit de voler à moins de 75 mètres d’édifices, de véhicules, des gens ou des animaux.
  • Vous n’avez pas le droit de voler à moins de 9 kilomètres du centre d’un aéroport, héliport ou n’importe quel autre endroit d’où s’envole ou atterrit un transport aérien.
  • Interdiction de voler dans un espace aérien contrôlé ou restreint (ces zones sont généralement inclues dans le logiciel des drones).
  • Interdiction de voler à moins de 9 kilomètres d’un feu de forêt.
  • Interdiction d’interférer avec le travail des policiers ou des premiers répondants.
  • Interdiction de voler la nuit ou dans les nuages.
  • Vous devez toujours avoir votre drone à vue d’œil et il ne doit pas s’éloigner à plus de 500 mètres de vous.
  • Vous devez identifier votre drone avec votre nom, adresse et votre numéro de téléphone.

Ouf. Disons que c’est assez exigeant comme règlement ! Bon évidemment, certaines d’entre elles sont très logiques et je doute que qui que ce soit les conteste. L’idée de mettre son nom sur le drone est tellement évidente. Bon bien sûr c’est un couteau à deux tranchants. D’un côté, il peut être utilisé pour vous retrouver quand vous l’avez écarté ou quand vous avez gaffé.

Certaines choses n’ont pas vraiment changé et on pourrait même dit qu’elles ont été précisées. Déjà de nos jours, il est interdit de faire voler son drone à moins de 9 kilomètres d’un aéroport. Quel cauchemar pour les pauvres pilotes aériens que de voir des appareils non autorisés dans le trajet de leur avion ! Heureusement, les manufacturiers de drones ont déjà mis en place ces restrictions dans les drones plus complexes qui les empêchent de se rendre dans des zones interdites.

Aucun besoin de justifier l’interdiction de voler au-dessus des foules non plus. Imaginez que vous êtes en train de vous promener sur la rue Saint-Catherine et vous recevez un drone par la tête. Disons que ça gâche une journée. Les conditions météorologiques ou la nuit sont aussi une évidence même. De toute façon, vous mettez votre précieux drone en danger en le faisant.

Qu’arrivera-t-il si vous enfreignez ces règles ? Vous êtes passibles d’une amende pouvant aller jusqu’à 3000$ ! Quelque chose me dit qu’on veut vraiment décourager les gens. Personne ne voudra payer une tel amende pour un hobby qui est déjà assez dispendieux en partant.

 

Est-ce qu’on peut toujours faire voler un drone ?

Dans le fond, mon gros problème avec ces nouveaux règlements est que plusieurs d’entre eux sont beaucoup trop vagues. Pensez-y deux minutes, c’est pour ainsi dire impossible de voler près de quelque habitation que ce soit alors on doit se diriger en pleine campagne. Sauf que vous n’avez pas le droit non plus de voler à moins de 75 mètres d’un animal ! En s’entend qu’en forêt, les animaux sont légion.

Je suis aussi un peu déçu de l’impossibilité de pouvoir faire voler son drone à plus de 500 mètres et ce même si votre appareil est doté d’une caméra. Aucune exception n’est faite pour ceux qui peuvent être contrôlés avec des lunettes de réalité virtuelle ou par un téléphone intelligent. Il me semble qu’on aurait pu mieux encadrer le tout.

Comme auparavant, les gens qui voudront utiliser leur drone dans des fonctions professionnelles ou qui possèdent des drones de plus de 77 livres devront obtenir un certificat d’opérations aériennes spécialisées (COAS) de Transport Canada. Le terme professionnel est assez vaste car il inclut les agents d’immeubles qui voudraient filmer un terrain jusqu’au photographe de mariage.

Sinon vous pouvez aussi faire la demande d’une exemption pour UAV (utilisateurs de véhicules aériens non habités) si vous répondez à l’infographie disponible sur le site de Transport Canada.

Il va sans dire que tous ces nouveaux règlements sont une sacrée douche froide pour les amateurs de drones. Terminé le temps où on pouvait faire voler son drone dans la cour arrière pour prendre quelques clichés de nos enfants pendant qu’ils jouent. Je suis sympathique à tous les maux de tête que ces engins ont bien pu donner à plusieurs gens depuis leur arrivée mais je m’explique mal pourquoi on a décidé d’être si restrictif. Selon moi, on aurait pu donner des exemptions quand des parcs sont peu fréquentés tôt le matin ou même comme je le disais sur son propre terrain.

En ce moment, même si vous possédez une terre de plusieurs acres, vous êtes possiblement en infraction dépendant combien près vous êtes d’un de vos édifices, de vos animaux ou même de vos proches. C’est incroyablement limitatif et j’espère sincèrement que le gouvernement revisitera cette législation avant la fin de l’année.

En attendant, ne vous découragez pas de toutes ces nouvelles règles sur les drones. Il reste encore plein de magnifiques paysages dans la grandeur du pays où on peut capter de magnifiques clichés ou vidéos avec un des dizaines de drones disponibles sur le site de Best Buy.

PARTAGER SUR
Joueur sur PC depuis 1984, j'ai acheté ma première console en 1999: la Dreamcast. Plusieurs autres consoles suivront par la suite mais je demeure toujours attaché au jeux PC. Dans mes autres temps libres, j'aime également m'entretenir sur la techno, la musique et la photographie.

PAS DE COMMENTAIRES

LAISSER UNE RÉPONSE