SEGA nous offre, et à mon grand plaisir, une autre édition remasteurisée de la série Yakuza. Originalement attribué comme étant le premier de la série lors de sa sortie sur Playstation 2 en 2006, l’histoire Yakuza Kiwami se déroule après Yakuza 0 qui est disponible sur Playstation 4 depuis janvier dernier. Le jeu débute assez brusquement lorsque Kazuma sort de prison après une peine de prison de 10 ans. Ce dernier se retrouve dans une chasse pour retrouver 10 milliards de yen dont le clan, dont il a été destitué, a perdu…

Yakuza Kiwami est développé et publié par SEGA.

  • Date de parution :29 août 2017
  • Style :Action-aventure-jeux de rôle
  • Plateforme :Playstation 4
  • Modes de jeu disponibles :solo, deux joueurs (par l’entremise de minijeux)
  • Classement ESRB :Mature 17+
  • Langue d’exploitation :Jeu disponible en japonais, sous-titré en anglais

Puisque j’ai aimé mon expérience avec Yakuza 0 en janvier dernier, j’avais particulièrement hâte de découvrir le tout premier jeu de la série. Après quelques recherches sur Internet concernant celui-ci, j’ai lu que cette version remasteurisée contient plus de précisions sur l’histoire ainsi que plusieurs ajouts ou différentes mises à jour. N’ayant jamais joué au titre original sur Playstation 2, cela m’aide alors à avoir un esprit un peu moins critique envers ce dernier.

Une remasteurisation qui se prend bien

La première réaction que j’ai lorsque je découvre qu’un jeu est remasteurisé est de chercher des images du jeu original. Dans le cas de Yakuza 0, j’ai mentionné dans ma critique pour Best Buy que je trouvais que ce dernier souffrait relativement du même défaut que bien d’autres jeux Playstation 3 remasteurisés sur Playstation 4 possèdent, soit un manque de peaufinage flagrant des textures. Dans le cas de Yakuza Kiwami, puisque ce dernier provient d’une version sur Playstation 2, le rendu visuel est tout simplement incomparable. Encore une fois, après quelques recherches, j’ai remarqué que la version Playstation 2 regorgeait de graphiques quand même spectaculaires pour l’époque. Voir la différence est vraiment fascinante. Tout en gardant les traits principaux des personnages, ceux sur Playstation 4 sont bien sûr plus accentués ce qui donne une sensation de caractère encore plus « dur à cuire » aux personnages. Dommage que je n’ai pu vraiment faire de comparaison pour Yakuza 0, j’aurais peut-être vu le tout autrement.

N’ayant joué qu’à Yakuza 0 avant le titre actuel, l’une des quelques différences avec Yakuza Kiwami que j’ai pu remarquer est de la manière dont l’on peut obtenir des habilités supplémentaires. Dans le premier, on devait accumuler de l’argent afin d’acheter des améliorations. On doit maintenant les débloquer à l’aide de points accumulés selon une jauge à remplir. Je ne suis pas certain si je préfère la première ou la deuxième manière, mais au moins la dernière permet de garder notre argent pour acheter différentes armes ou produits.

Une autre des différences remarquées est certainement celle que j’ai trouvé la plus diabolique. Les patrons ont la possibilité de se régénérer et de prolonger le combat. Si une telle chose ne m’est jamais arrivée dans Yakuza 0, ce fut un constat échec pour moi dans cette nouvelle aventure. Il semblerait que cette technique n’était pas dans le jeu original. Voulant profiter au maximum de la fascinante histoire de Yakuza sans pour autant me concentrer sur les combats, c’est aussi que ce type de jouabilité n’est pas mon point fort, je joue en mode « facile » depuis janvier dernier. J’aurais mieux aimé que la régénération des patrons soit activée uniquement lorsqu’un mode de difficulté plus élevé est sélectionné. Bref, cela m’amène à devoir me perfectionner et à devoir me battre avec plus d’ennemis locaux. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, mais il reste que l’un des points faibles du jeu est certainement ces combats répétitifs et vite ennuyeux.

Des missions secondaires toujours aussi matures ou loufoques

 

Ce qui est aussi un peu long est le fait que l’action commence réellement à partir du chapitre 5 après environ 5 heures de jeu. Le personnage est, avant cela, limité dans ses actions, et ne peut se rendre qu’à des endroits précis. J’avais commencé à avoir peur et à commencer à croire que le jeu était plutôt vide à comparer son prédécesseur. Fort heureusement, j’ai réalisé que les missions secondaires ainsi que la possibilité de jouer à divers minijeux n’avaient pas disparu. Puisqu’une majorité des missions secondaires s’activent par elles-mêmes lorsque l’on passe près d’un personnage, il fut assez facile de remarquer leur absence dans les premières heures du jeu. En plus d’être intéressantes, ces missions donnent des points d’expérience assez facilement, ce qui change de rythme après de nombreux combats avec divers gangs de rues. Dès qu’elles apparurent, j’ai pris le temps de me promener dans chaque rue afin de trouver chacune d’entre elles. De la jolie femme qui essaie de soutirer de l’argent en saoulant le personnage au propriétaire d’un bar qui a besoin d’un gardien de sécurité, je les ai tous aimés autant que ceux que j’ai vécu dans Yakuza 0.

Si certains des minijeux reviennent, d’autres ont laissé place à de nouveaux, mais ces derniers ne sont pas tout aussi intéressant. Les divers salons d’arcades de SEGA et le salon de quilles sont des minijeux plaisants que j’ai pu apprivoisés lors de ma première expérience. Par contre, je ne suis nullement intéressé à apprendre la complexité d’un jeu de cartes que je ne connais pas. J’ai beaucoup mieux me concentrer sur les missions secondaires que sur ces min-jeux. Malgré qu’ils donnent eux aussi leurs bonus, j’aime principalement mieux le fait que les missions secondaires amènent un peu d’histoire, ce qui n’est pas le cas des minijeux.

Malgré le nombre d’heures que j’ai consacré à ce jeu, je n’ai toujours pas découvert la possibilité de créer des relations avec d’autres personnages comme dans Yakuza 0. Dans ce dernier, il était possible de se lier d’amitié avec certaines personnes, ce qui pouvait avoir parfois des avantages.

Je ne peux terminer mon article en oubliant de mentionner à quel point je suis encore une fois déçu que le jeu n’ait pas de voix anglaises. J’adore particulièrement écouter des films d’animations japonaises avec des sous-titres, mais ceux-ci sont de courtes durées… Devoir continuellement lire les sous-titres, en plus des textes sans voix, est désagréable lors d’une longue session de jeu, et finit par me faire souffrir les yeux…

Impressions générales

Bref, Yakuza Kiwami est aussi un jeu que l’on doit prendre le temps de découvrir et qui offre toujours des surprises avec un humour parfois noir, tout en ayant de jolis moments de tendresse, et bien sûr de combats tout aussi improbables et farfelus. Ce que SEGA offre avec la remasteurisation sur Playstation 4 de deux titres de la série Yakuza est un beau succès qui ne peut passer inaperçu. Avec Yakuza Kiwami 2 (la remasteurisation de Yakuza 2 sorti sur Playstation 2) qui sortira au Japon au début 2018 sur la même console, mon engouement pour cette série est loin d’être terminé!

+ Une histoire captivante
+ Des missions secondaires intéressantes et variées
+ De splendides décors
– Un environnement limité
– L’introduction un peu longue (5 heures)
– La répétition des combats
– Les voix anglaises toujours absentes

ÉVALUATION GLOBALE

Expérience de jeu : 3/5
Graphisme : 3,5/5
Son : 3,5/5
Durée d’intérêt/Rejouabilité : 5/5

Note globale : 3,75/5 (75%)

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Les images illustrant cet article proviennent de ma partie sur Playstation 4.

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