A Plague Tale: InnocenceA Plague Tale: Innocence du studio français Asobo Studio faisait partie des jeux que j’attendais le plus cette année. Il faut toutefois être prudent avec les titres qu’on attend depuis longtemps. Il arrive souvent qu’on soit déçu quand on finit par y jouer, car on s’est fixé des attentes irréalistes. Après avoir terminé A Plague Tale: Innocence, je suis toutefois heureux de dire que ce jeu a comblé toutes mes attentes. Il les a même surpassées.

Détails de A Plague Tale: Innocence

Plateformes : Xbox Oneet PlayStation 4
Évalué sur : PlayStation 4 Pro
Développeur : Asobo Studio
Éditeur : Bethesda Softworks
Style : Infiltration
Mode de jeu disponible : Solo
Classement ESRB : M-Jeunes adultes (17 ans et plus)
Langue d’exploitation : Jeu disponible en français (texte et voix)

A Plague Tale: Innocence

France, 1348

A Plague Tale: Innocence se déroule en France en 1348 durant la guerre de Cent Ans. Nous incarnons Amicia de Rune, une adolescente de 14 ans qui semble vivre une existence paisible avec ses parents dans son domaine au milieu de la forêt.

Sa vie prend une tournure tragique lorsque des soldats de l’Inquisition viennent visiter son manoir. Ils sont à la recherche de son frère Hugo, un garçon de cinq ans qu’elle ne connait pas beaucoup. Ce dernier, atteint d’une étrange maladie, passe le plus clair de son temps enfermé dans sa chambre avec sa mère.

Après avoir été témoin du meurtre de ses parents, Amicia n’a d’autres choix que de prendre la  fuite avec son frère. En plus de devoir échapper à l’Inquisition, Amicia devra trouver un remède pour guérir Hugo. Ce remède pourrait même être la clé pour stopper la peste noire qui sévit actuellement dans le vieux continent.

A Plague Tale: Innocence

Entre infiltration et résolution d’énigmes

A Plague Tale: Innocence n’est pas de ces jeux où on fonce tête baissée dans les ennemis. Pour passer au travers de la quinzaine de chapitres, le joueur doit la plupart du temps faire preuve de discrétion. L’approche directe n’est requise qu’en dernier recours et ne fonctionne pas toujours. Pour se défendre, Amicia ne peut compter en effet que sur une fronde (sorte de lance-pierre) et de quelques accessoires.

Quand on rencontre des gardes, il est préférable de les éviter en passant derrière eux ou encore en attirant leur attention sur autre chose (en lançant une pierre, par exemple). Éviter les gardes n’est heureusement pas trop difficile et se fait naturellement. Il est rare que l’on doive recommencer plus d’une fois le même segment pour progresser dans l’aventure, et ce, même si notre héroïne n’a pas de barre de vie et meurt dès le premier coup reçu.

En plus des soldats, Amicia et son frère devront faire face à une menace encore plus redoutable : les rats. Les rats se déplacent en meute et leur simple contact est suffisant pour tuer instantanément l’adolescente. Ces rongeurs disposent cependant d’un point faible conséquent : ils craignent la lumière. Pour continuer notre route, il faut ainsi allumer des feux, tourner des lampes dans la bonne direction ou simplement marcher au bon endroit.

A Plague Tale: Innocence propose aussi des énigmes. Peu nombreuses, elles se résolvent assez facilement, contrairement à des séries comme Uncharted ou Lara Croft. Autrement dit, on n’achète pas ce titre pour résoudre des puzzles.

A Plague Tale: Innocence

Une narration fabuleuse

A Plague Tale: Innocence n’est pas qu’un simple jeu d’infiltration. L’ensemble de sa jouabilité repose sur son scénario. Le joueur ne dispose peut-être pas de choix dans ses actions ou ses dialogues, comme dans Detroit: Become Human, mais il aura l’impression qu’il fait partie intégrante de l’histoire.

Les nombreux dialogues, par l’entremise des cinématiques ou directement dans le jeu, contribuent évidemment à renforcer la narration. Par contre, ce jeu vidéo ne serait rien sans ses personnages. Amicia et Hugo sont des protagonistes complexes et extrêmement attachants. Et que dire de tous les autres personnages secondaires, surtout des enfants, qu’on rencontre dans l’aventure? Chacun apporte son grain de sel à l’intrigue.

A Plague Tale: Innocence

Dans la plupart des chapitres, Amicia est accompagnée d’Hugo ou d’autres personnages. Il est rare que l’héroïne soit seule. Il est d’ailleurs intéressant de voir la relation entre la sœur et le frère évoluer à mesure qu’ils progressent dans leur quête. Ils apprennent à se connaitre et à se faire confiance, ce qui donne droit à quelques scènes particulièrement touchantes.

Pour boucler l’aventure, comptez environ une dizaine d’heures. J’en conviens, c’est bien peu. À l’Inverse de bien des jeux, chaque minute qu’on y passe est cependant une minute de qualité. Contrairement à un jeu à monde ouvert offrant 20, 30, voire 100 heures de jeu, on ne perd jamais notre temps à faire des allers-retours inutiles ou à faire des quêtes inintéressantes ou redondantes. Asobo Studio a privilégié la qualité au lieu de la quantité et je pense que plusieurs studios devraient prendre exemple sur le développeur français.

A Plague Tale: Innocence

Des graphismes tout en finesse

A Plague Tale: Innocence pourrait donner l’impression d’être un titre sombre. Si certains chapitres se déroulent effectivement dans des endroits lugubres, le titre propose également des moments très lumineux, notamment en ville et dans la forêt. Les jeux d’ombre et de lumières sont d’ailleurs splendides. Je me rappelle encore ce niveau qui présentait un coucher de soleil quasi hypnotique.

Les personnages ne sont pas en reste, surtout Amicia et Hugo qui ont été modélisés à la perfection. Les personnages secondaires comportent des textures un peu moins raffinées, mais leur niveau de détails est supérieur à celui des personnages de bien des jeux actuels.

A Plague Tale: Innocence

La bande-son, pour sa part, a été écrite par Olivier Derivière, un compositeur bien connu dans le domaine du jeu vidéo. Si la musique dans l’art vidéoludique occupe souvent un rôle secondaire, dans ce cas-ci, elle occupe une place centrale, comme au cinéma. Tantôt angoissante, tantôt joyeuse, cette bande-son aux influences médiévales accompagne merveilleusement bien le joueur tout au long de son odyssée. Je vous invite à l’écouter, celle-ci étant disponible sur la plupart des services de musique en continu.

Pour contribuer encore plus à l’immersion, A Plague Tale: Innocence est disponible intégralement dans la langue de Molière (voix et textes). Les acteurs qui doublent les personnages sont pour la plupart convaincants. La qualité du doublage est la même, à mon sens, que celle d’une série de Netflix.

A Plague Tale: Innocence

Mon verdict

Je pourrais m’étendre encore pendant des heures sur A Plague Tale: Innocence. En revanche, le meilleur conseil que je pourrais vous donner est celui-ci : jouez-y. Oui, on pourrait lui reprocher sa faible durée de vie, mais, croyez-moi, peu de jeux récents proposent une histoire aussi prenante et touchante.

+ Une histoire splendide
+ Des personnages inoubliables
+ Un jeu qui nous tient en haleine du début à la toute fin
+ Des graphismes époustouflants
+ Une bande-son digne des meilleures productions hollywoodiennes

– Un jeu un peu court
– Quelques bogues de collision

Évaluation globale

Jouabilité : 5/5
Graphismes : 5/5
Son : 5/5
Rejouabilité : 4/5

Note globale : 4,75/5 (95 %)

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Philippe Michaud
Blogueur pour Branche-Toi depuis sa fondation, Philippe Michaud a toujours été un passionné des technologies. Il adore tester toutes sortes de produits et partager ses découvertes. Au fil des années, il a collaboré pour plusieurs médias dont Québec Micro, Branchez-Vous! et MSN Techno. Il a également été recherchiste pour une émission à ZTÉLÉ.

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